"Loin de la foule déchaînée": Carey Mulligan et ses trois prétendants (VIDEO)

"Loin de la foule déchaînée": Carey Mulligan et ses trois prétendants (VIDEO)

Publié le :

Mercredi 03 Juin 2015 - 00:27

Mise à jour :

Mercredi 03 Juin 2015 - 00:39
Dans le film "Loin de la foule déchaînée", sur les écrans français depuis ce mercredi 3 juin, la jolie Carey Mulligan a trois prétendants. Mais, dans l'Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle, elle préfère mettre en sourdine ses sentiments pour accomplir son destin de femme forte.
©20th Century Fox
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Jean-Michel Comte

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C'est un mélo comme on n'en fait plus. Eh bien si, justement. Adaptation d'un des livres les plus célèbres de l'écrivain anglais Thomas Hardy, Loin de la foule déchaînée raconte une histoire d'amour, de passion et de destin dans l'Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle.

Bathsheba Everdene (Carey Mulligan) est jeune, belle, et pas décidée à se laisser faire dans un monde dominé par les hommes. Elle dirige d’une main de fer la ferme léguée par son oncle, et tous lui obéissent avec respect et admiration.

Elle est jeune, belle, mais solitaire. "Je n'ai pas besoin d'un mari", dit-elle. Pourtant les prétendants ne manquent pas: Gabriel Oak (Matthias Schoenaerts), berger honnête et protecteur, qu'elle a engagé; son voisin William Boldwood (Michael Sheen), riche propriétaire terrien timide et maladroit, qui aimerait bien fusionner leurs deux domaines; et le sergent Francis Troy (Tom Sturridge), soldat séduisant mais instable, qu'elle va rencontrer plus tard.

Entre les trois, son coeur balance. Mais juste un peu -car elle tient plus que tout à son indépendance. Elle n'a pas encore compris ce que le spectateur, lui, a deviné depuis longtemps...

Ce n'est pas la première fois que ce premier gros succès de Thomas Hardy (1840-1928), paru en 1874, est adapté au cinéma. En 1967 John Schlesinger, s'y était essayé, avec Julie Christie dans le rôle principal. D'autres romans du grand écrivain anglais avaient aussi inspiré le cinéma, les plus célèbres étant Tess d'Urberville adapté en 1979 par Roman Polanski, avec Nastassja Kinski, et Jude l'Obscur adapté en 1996 par Michael Winterbottom, avec Kate Winslet.

Ici, cette histoire romantique en diable, avec la musique, les paysages et la lumière qui vont avec, est portée à l'écran par le réalisateur danois Thomas Vinterberg, bien loin de ses films précédents: loin de Festen, Prix du Jury au Festival de Cannes en 1998, trois après qu'il eut fondé le "Dogme 95" avec son compatriote Lars von Trier (dans lequel les cinéastes s'interdisaient à peu près tout ce qu'il utilise dans Loin de la foule déchaînée); et loin de La chasse, son dernier film en 2012, sombre drame familial lui aussi présenté à Cannes et nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger.

"J’aime prendre des risques à chaque nouveau projet", explique le réalisateur. "J’aime m’aventurer dans de nouveaux territoires. Dans cette histoire, les personnages sont fascinants et les revirements de situation sont constants, et c’est ce qui donne lieu à une formidable dramaturgie, quelle que soit l’époque".

Pour cette histoire féministe, à la réalisation impeccablement classique et sans surprise -et cela ne fait pas de mal, finalement-, Thomas Vinterberg a choisi pour le rôle principal l'actrice Carey Mulligan, petite amie de Shia LaBeouf dans Wall Street: l'argent ne dort jamais (et dans la vraie vie de 2009 à 2010), amour impossible de Leonardo DiCaprio dans Gatsby le magnifique, sœur de Michael Fassbender dans Shame. Ici elle est convaincante dans les deux facettes de son personnage, petite pimbèche qui minaude devant ses prétendants et femme de caractère qui veut garder la main sur son destin.

A ses côtés Matthias Schoenaerts, remarqué ces dernières années dans Bullhead, De rouille et d'os et récemment Suite française, a un rôle plus profond et plus intéressant que les deux autres amoureux, Michael Sheen et Tom Sturridge. On vous laisse deviner qui gagne, à la fin...

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):

 

Matthias Schoenaerts et Carey Mulligan: alors, ils s'aiment, ou pas?


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