Goncourt: les quatre finalistes sélectionnés

Goncourt: les quatre finalistes sélectionnés

Publié le :

Mardi 27 Octobre 2015 - 17:01

Mise à jour :

Mardi 27 Octobre 2015 - 17:20
La dernière liste des candidats au prestigieux prix Goncourt a été dévoilée ce mardi, au musée Bardo de Tunis. Un lieu hautement symbolique, alors que trois des ouvrages retenus traitent des relations entre civilisations et religions.
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'Académie Goncourt et son président Bernard Pivot ont annoncé ce mardi 27 la liste des quatres finalistes pour l'obtention du célèbre prix littéraire. Cette liste d'auteurs et d'œuvres, comme le lieu où a été faite cette annonce, semblent empreintes de symbolisme, à une époque marquée par les tensions entre religions, civilisations et le terrorisme islamiste.

C'est en effet au musée Bardo de Tunis, théâtre d'une attaque terroriste revendiquée par l'Etat islamique en mars dernier et qui a fait 22 victimes, que la liste a été dévoilée. Elle met à l'honneur plusieurs livres qui traitent de l'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient, de l'Islam et des relations entre les religions: "Nous étions allés il y a deux ans à Beyrouth. Aujourd'hui, à Tunis, dans un pays qui a été la victime de deux attentats abominables en début d'année, nous sommes venus dire +Tenez bon, on est avec vous+", a déclaré Bernard Pivot.

Le premier (et le favori) de ces quatre auteurs est le Franco-Tunisien Hédi Kaddour. Dans son roman, Les prépondérants (Ed. Gallimard), il traitre du choc entre les civilisations orientale et occidentale dans un protectorat français d'Afrique du nord dans les années 1920.

Tobie Nathan entraîne, dans Ce pays qui te ressemble (Ed. Stock), le lecteur dans l'Egypte de son enfance où vivaient ensemble musulmans et juifs avant que ces derniers ne soient chassés du pays.

Avec Boussole (Ed. Actes sud), Mathias Enard traite au travers d'une histoire d'amour des merveilles de l'Orient, de sa culture, loin des fantasmes et des idées reçues.

Enfin, dans un autre registre, Nathalie Azoulai est également sélectionnée pour son roman Titus n'aimait pas Bérénice (Ed. P.O.L). L'histoire contemporaine d'une jeune fille qui porte le même nom que l'héroïne de la tragédie de Racine, et qui est elle aussi abandonnée par un Titus.

La surprise de cette nouvelle liste est l'élimination de Boualem Sansal, auteur de 2084 (Ed. Gallimard), pourtant considéré comme l'un des favoris de la rentrée littéraire.

Au-delà de l'honneur que représente un prix Goncourt pour l'auteur, le ruban rouge apposé sur la couverture est un formidable booster de ventes. En moyenne, un livre qui a reçu ce prix est écoulé à 400.000 exemplaires. Le prix sera remis le 3 novembre prochain.

L'année dernière, c'est l'écrivaine Lydie Salvayre qui avait été distinguée pour son ouvrage Pas Pleurer (Ed. du Seuil).

 

 

Le prix Goncourt sera décerné le 3 novembre prochain.


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