« On achève bien les gros » : un documentaire cash sur l'obésité à voir sur Arte

« On achève bien les gros » : un documentaire cash sur l'obésité à voir sur Arte

Publié le 10/06/2020 à 17:24 - Mise à jour à 17:26
Arte
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Auteur(s): FranceSoir

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« On achève bien les gros » sera diffusé le mercredi 17 juin à 22h50 sur Arte. Ce documentaire retrace le parcours de l’auteure et réalisatrice Gabrielle Deydier, obèse depuis l’adolescence, dans une société imprégnée par la grossophobie.

« Je m’appelle Gabrielle, j’ai 39 ans, je mesure 1,54 m et je pèse 125 kilos. » Voilà les premiers mots d’« On achève bien les gros », un documentaire de 52 minutes, disponible sur le site d’Arte depuis le 3 juin et qui sera diffusé sur la chaîne le 17 juin à 22h50.

Co-réalisé par Gabrielle Deydier, Valentine Oberti et Laurent Follea, le documentaire s’amuse d’emblée avec les clichés du genre : « Vous pensez que vous allez regarder un film sur une grosse qui veut perdre du poids ? Ben non », poursuit Gabrielle Deydier. Ce documentaire poignant est effectivement bien plus que cela.

« On achève bien les gros » retrace d’abord le parcours de Gabrielle, du traumatisme du premier régime, à 16 ans, jusqu’à l’acceptation de soi, contre la tyrannie des normes,20 ans plus tard. Des régimes catastrophiques jusqu’aux erreurs médicales, en passant par les humiliations et les crises d’hyperphagie : la réalisatrice dit tout, face caméra, de sa « vie de grosse ».

La grossophobie en question
Comme l’ouvrage On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier (Ed. Goutte d’or) paru en 2017, « On achève bien les gros » est surtout un travail documenté sur le problème de la grossophobie, un mot entré très récemment dans le dictionnaire pour désigner le rejet et la discrimination des personnes obèses et en surpoids.

« Il y a 10 millions de personnes obèses en France », rappelle Gabrielle Deydier dans le film. Pourtant, dans une société où rien n’est pensé pour elles (cabines de douche, sièges de cinéma, de salle de spectacle ou de salle d’attente…), elles sont rendues invisibles. 

Pire, les clichés à leur égard perdurent (manque d'hygiène, paresse…) tout comme les discriminations systémiques auxquelles elles font face, notamment les discriminations à l’embauche ou les inégalités salariales. Le film s’attache avec brio à démanteler ces clichés et à dénoncer ces injustices.

 

Auteur(s): FranceSoir


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