"Arletty, une passion coupable": un nouveau rôle fort pour Laetitia Casta

Elle ne savait pas résister au charme allemand

"Arletty, une passion coupable": un nouveau rôle fort pour Laetitia Casta

Publié le :

Mardi 03 Mars 2015 - 00:51

Mise à jour :

Mercredi 04 Mars 2015 - 22:57
C'est le grand retour de Laetitia Casta à la télévision. Quinze ans après "La bicyclette bleue" qui avait marqué ses débuts d'actrice, elle interprète Arletty dans un téléfilm que diffuse France-2 ce mercredi soir.
©Gilles Scarella/FTV
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"Mon cœur est français, mon cul, lui, est international...": c'est avec toute sa gouaille qu'Arletty justifia sa liaison avec un officier allemand pendant la Seconde guerre mondiale. Laetitia Casta interprète avec brio la célèbre actrice controversée dans le téléfilm Arletty, une passion coupable, que diffuse France-2 ce mercredi 4 mars (20h50).

En 1943, dans Paris occupé par les Allemands, Arletty est en plein tournage du chef d'oeuvre de Marcel Carné Les enfants du Paradis, cinq ans après avoir triomphé dans Hôtel du Nord (et le fameux "Atmosphère, atmosphère…" face à Louis Jouvet).

A 45 ans c'est une femme libre et séduisante, moderne, anticonformiste, amie de Jacques Prévert (Marc Citti), et qui entretient une liaison amoureuse avec Antoinette (Marie-Josée Croze), une duchesse membre de la Résistance. Quand elle tombe sous le charme d'un jeune officier allemand, Hans Jürgen Soehring, de dix ans son cadet, Arletty ne cherche pas à résister.

La liaison entre l'actrice française et le soldat nazi fera bruire le Tout-Paris, aussi bien dans les milieux collaborationnistes que résistants, mais rien ne déstabilisera la comédienne, portée par cet amour intense et ravageur. "Pourquoi, dans cette guerre, faut-il être d'un côté ou de l'autre?", demande-t-elle. "J'suis du côté de l'amour. J'suis comme ça depuis que j'suis née…"

Habitué des téléfilms, le réalisateur Arnaud Sélignac n'a pas voulu se ranger d'un côté ou de l'autre, accusateur ou défenseur de l'attitude d'Arletty pendant la guerre. Dans cette reconstitution historique soignée, les faits racontés sont authentiques, à quelques détails près. Après la guerre, en 1946, le comité d'épuration infligera un blâme à Arletty, assorti d'une interdiction de travailler pendant trois ans, ce qui ne l'empêchera pas de continuer à jouer, au cinéma et au théâtre.

Sujet délicat, mais aussi casting audacieux. Le réalisateur a choisi Laetitia Casta, plus jeune (36 ans) et plus sexy que l'Arletty de l'époque. Mais l'actrice a su s'adapter à son personnage, lui donnant juste ce qu'il faut de charme et, dans la manière de parler, ce petit accent des faubourgs inimitable et qu'elle n'a pas voulu trop forcer.

"L'écueil, c'était de vouloir à tout prix l'imiter, et de tomber dans la caricature. Cette Arletty, tout le monde la connaît. Je pense qu'elle a souvent surjoué cette fameuse gouaille", a-t-elle déclaré au Journal du Dimanche. "J'ai voulu trouver son humanité, apporter des nuances dans l'émotion, pas la juger. (…) J'ai aimé la femme et j'ai oublié Arletty".

C'est un retour en fanfare à la télévision pour Laetitia Casta qui, après un début de carrière de mannequin, avait conquis ses premiers galons de comédienne en 2000, déjà dans un téléfilm situé à l'époque de la guerre, La bicyclette bleue, adaptation du roman de Régine Deforges.

Par la suite, Laetitia Casta a su se frayer un chemin dans le cinéma français par des rôles intéressants, notamment dans Les âmes fortes, de Raoul Ruiz (2001), Rue des plaisirs, de Patrice Leconte (2001), Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar (2010) ou Une histoire d'amour, d'Hélène Fillières (2013).

(Voir ci-dessous la bande-annonce du téléfilm "Arletty, une passion coupable"):

 

 

Laetitia Casta dans la peau d'Arletty, amoureuse scandaleuse pendant la guerre.

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