#balancetonporc permet de "libérer la parole" sur Twitter pour la journaliste Sandra Muller, qui en est à l'origine

"Tout est parti d'une blague"

#balancetonporc permet de "libérer la parole" sur Twitter pour la journaliste Sandra Muller, qui en est à l'origine

Publié le :

Lundi 16 Octobre 2017 - 10:08

Mise à jour :

Lundi 16 Octobre 2017 - 10:22
Devant l'ampleur de l'affaire Weinstein la journaliste Sandra Muller a lancé vendredi le hashtag "balance ton porc", invitant les internautes à témoigner d'harcèlements sexuels dont ils ont été victimes. En seulement quatre jour, plus de 60.000 tweets ont été publiés sur le sujet.
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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 En seulement quelques jours, Sandra Muller a réussi à faire témoigner des milliers de femmes, et quelques hommes, victimes de harcèlement sexuel grâce au mot dièse (ou hashtag) "Balance ton porc". Choquée par l'affaire Weinstein, la journaliste a lancé vendredi 13 un appel sur Twitter.

"Toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends", écrivait-elle alors. Ce lundi 16, plus de 60.000 personnes ont publié un message contenant cette expression. "Tout est parti d'une blague. J'ai trouvé que ce hashtag était assez parlant. Avec un ton humoristique, on peut faire passer certains messages. J'ai considéré qu'il fallait montrer l'exemple alors j'ai balancé", a expliqué la fondatrice de La Lettre de l'audiovisuel sur Europe 1.

Elle a donc cité le nom d'un ancien dirigeant de France 2 et ancien président de la chaîne Equidia. L'homme lui aurait dit:"Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit". Après elle beaucoup de femmes, et quelques hommes, ont eux aussi témoigné de leurs expériences, mais peu ont dévoilé les noms de leurs agresseurs présumés.

"Je n'appelle pas à la délation mais à la dénonciation", a-t-elle expliqué à La Parisienne en soulignant que Twitter permettait "à beaucoup de victimes de libérer leur parole": une "première étape" bénéfique selon elle.

Certaines personnes doutent cependant de la véracité des propos des internautes. Sandra Muller a tenu à préciser que "seules 4% des plaintes sont fausses... Sur la Toile comme partout, il y a beaucoup de victimes et très peu de mythos".

"Dépassée" par l'ampleur que son mot dièse a pris, elle a tenu à remercier les personnes qui ont témoigné samedi 14. Le hashtag "Balance ton porc" était dans les premières tendances de France. Ce lundi, les témoignages continuaient à affluer sur les réseaux sociaux.

Des milliers de messages ont été publiés avec le hashtag "balance son porc".

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