I>TELE: les salariés s'apprêtent à entrer dans leur 5e semaine de grève

I>TELE: les salariés s'apprêtent à entrer dans leur 5e semaine de grève

Publié le :

Vendredi 11 Novembre 2016 - 09:30

Mise à jour :

Vendredi 11 Novembre 2016 - 09:44
©Kenzo Tribouillard/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Les salariés d'i>TELE ont reconduit jeudi 10 leur grève jusqu'à lundi 14, où leur mouvement entrera dans son 29e jour, égalant en durée le long conflit qui a paralysé Radio France en 2015.

La grève a été votée à 82% jusqu'à lundi midi (74 pour, 11 abstentions, 5 contre), ont annoncé les grévistes après une nouvelle rencontre avec la direction plus tôt dans la journée.

Après avoir reçu des représentants de salariés et de Reporters sans frontières jeudi après-midi, la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, a réaffirmé que la direction de Canal+: "devait tenir ses engagements" sur les garanties d'indépendance de la rédaction, selon le ministère.

La ministre de la Culture et son homologue du Travail, Myriam El Khomri, doivent rencontrer lundi la direction de Canal+, maison mère d'i>TELE. Mme Azoulay a souhaité que: "des solutions aient été apportées d'ici là".

Jeudi 10, le rédacteur en chef de l'émission: Le document, Lucas Menget, a annoncé son départ en assemblée générale, imitant le rédacteur en chef Alexandre Ifi et plusieurs journalistes.

La direction du groupe avait affirmé mercredi qu': "un règlement était proche" et avait fait des propositions écrites aux salariés.

Le directeur de la rédaction, également directeur de la chaîne, Serge Nedjar, devrait s'entourer d'adjoints et l'émission de l'animateur Jean-Marc Morandini, dont l'arrivée avait mis le feu aux poudres, serait placée sous l'autorité de la rédaction en chef de la chaîne, selon une source proche du groupe.

Aucun salarié ne serait contraint de travailler pour l'émission de l'animateur, mis en examen dans une affaire de corruption de mineurs, avait ajouté cette source.

Mais ces propositions, qui ont été examinées jeudi par l'ensemble des salariés, ont été jugées: "floues", "alors qu'il y a urgence", par plusieurs membres de la rédaction.

Les grévistes réclament toujours la mise à l'écart de Jean-Marc Morandini, la signature d'une charte éthique, la nomination d'un directeur de la rédaction distinct du directeur général, et, plus largement, la définition d'un projet stratégique et éditorial "clair et précis" pour la chaîne d'information en continu.

 

Aucun salarié ne serait contraint de travailler pour l'émission de Jean-Marc Morandini, mis en examen dans une affaire de corruption de mineurs.


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