"La reine des salopes": le surtitre insultant d'un article d'Atlantico sur la ministre Marlène Schiappa

"La reine des salopes": le surtitre insultant d'un article d'Atlantico sur la ministre Marlène Schiappa

Publié le :

Lundi 10 Juillet 2017 - 17:34

Mise à jour :

Lundi 10 Juillet 2017 - 17:51
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Une tribune du site d'information Atlantico a particulièrement fait réagir ce lundi. Ecrite par Benoit Rayski, elle évoque le passé d'auteure de la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Le billet était surtitré à l'origine "La reine des salopes".

Tollé face à cet article de Benoit Rayski. Le contributeur régulier du site Atlantico a été particulièrement grossier pour décrire la secrétaire d'Etat en charge de l'égalité Femmes-Hommes dans un article publié dimanche 9 et intitulé "Les filles bien n'avalent pas"! C'est le titre d'un des livres de Marlène Schiappa.

S'appuyant sur une révélation du journal l'Express qui rapporte que la ministre aurait sous le pseudo de "Marie Minelli" publié plusieurs livres au contenu érotique, l'auteur de l'article n'hésite pas à surtitrer son billet par un lapidaire "La reine des salopes". Sur Twitter, les internautes n’ont pas tardé à réagir, jugeant le titre sexiste, déplacé, grossier. Le surtitre a depuis été remplacé par un beaucoup plus neutre "Fallait oser".

Par ailleurs, Benoit Rayski développe sur le genre et le physique de la ministre dans son article: "Elle est une femme. Rien qu’une femme. Une femme avec un corps dont tout laisse à penser qu’il est affriolant. Une femme apparemment, et avec bonheur, folle de son corps. Comment ne pas tomber sous le charme?". Avant de s'attarder sur "les filles musulmanes": est-ce qu'elles "gardent ou pas leur voile quand elles font certaines choses?". Comprenne qui pourra.

Benoît Rayski n'en est pas à sa première polémique, comme le rappelle un article des Inrocks.

Toutefois, l'affaire pourrait prendre un autre volet que médiatique, Marlène Schiappa envisageant de poursuivre le média. "Nous ne souhaitons pas communiquer ni donner de la visibilité à cette ignominie", a ainsi réagi le secrétariat d'Etat chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes, interrogé par le HuffPost. "Nous sommes en train de réfléchir aux suites à donner", a-t-il indiqué.

Marlène Schiappa pourrait ne pas en rester là.


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