Le CSA rappelle Jean-Pierre Pernaut à l'ordre après ses propos sur les migrants pouvant "encourager une comportement discriminatoire"

Le CSA rappelle Jean-Pierre Pernaut à l'ordre après ses propos sur les migrants pouvant "encourager une comportement discriminatoire"

Publié le :

Mercredi 22 Mars 2017 - 17:02

Mise à jour :

Mercredi 22 Mars 2017 - 17:27
Le conseil supérieur de l'audiovisuel a adressé ce mercredi un rappel à l'ordre à TF1 et Jean-Pierre Pernaut. Le présentateur du JT de 13h avait fait en novembre dernier une transition douteuse entre les migrants et les SDF.
©Martin Bureau/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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"Voilà, plus de place pour les sans-abris mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France". C'est une formulation maladroite qu'a prononcé Jean-Pierre Pernaut le 10 novembre 2016 alors qu'il présentait le journal de 13h sur TF1. La chaîne et son présentateur avaient alors reçu un premier rappel à l'ordre du conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) renouvelé ce mercredi 22. Plusieurs téléspectateurs avaient signalé les propos du journaliste.

Le conseil a fait savoir dans une décision rendue publique mardi 21 qu'elle a "regretté la formulation choisie par le journaliste" et estimé qu'elle était "de nature à sous-entendre que les migrants seraient privilégiés par les autorités publiques par rapport aux personnes sans domicile fixe". Le CSA a conclu que "ces propos pouvaient encourager un comportement discriminatoire".

Les responsables de TF1 ont été priés de "veiller, à l'avenir, à pleinement respecter les dispositions précitées de l'article 9 de sa convention", qui stipulent que la chaîne ne doit pas "encourager des comportements discriminatoires", rappel dans un communiqué le CSA.

Sur Twitter, il y avait eu un déferlement de réactions de la part des téléspectateurs après cette sortie. Sur son compte, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme avait écrit: "dans quel but opposer le sort des migrants à celui des sans-abri?"

Le CSA a conclu que "ces propos pouvaient encourager un comportement discriminatoire".


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