Tex aux Prud'hommes: de nouveaux dérapages sexistes dévoilés

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Tex aux Prud'hommes: de nouveaux dérapages sexistes dévoilés

Publié le :

Jeudi 17 Mai 2018 - 10:02

Mise à jour :

Jeudi 17 Mai 2018 - 10:07
Tex, ancien animateur des "Z'amours" sur France 2, écarté après une blague sur les femmes battues, était mercredi opposé à son employeur Sony Pictures, qu'il a assigné aux Prud'hommes. Mais la situation s'est aggravée pour lui car de nouveaux dérapages sexistes ont été dévoilés.
©Capture d'écran
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Il n'en n'était apparemment pas à son premier coup d'essai. Tex, ex-animateur des Z'amours sur France 2, évincé de la chaîne pour une blague sur les femmes battues, était mercredi 16 devant les Prud'hommes pour défendre son cas face à son ancien employeur Sony Pictures (producteur du jeu télévisé). Il réclame 24 mois de salaire en réparation et des indemnités, pour un total de 1,2 million d'euros.

Mais la situation n'a pas (du tout) tourné à son avantage car l'avocate de Sony Pictures a versé au dossier de nouveaux éléments accablants: des rushes enregistrés sur le plateau des Z'amours, sur lesquels Tex tient de propos sexistes et outranciers.

"C’est une chiennasse avec ses grosses loches", aurait-il ainsi dit à propos d'une candidate. "Ah, je t’ai pas encore baisée? Parce que tu sais, je les prends par devant, par derrière, sur le côté", aurait-il aussi lancé à une collègue, a ainsi retranscrit Le Parisien.

Lire aussi: les propos polémiques de Tex contre le mouvement "Balance ton porc"

L'animateur de 58 ans aurait aussi copieusement insulté Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes-hommes. Mais on ignore les propos exacts qu'il aurait tenus.

Le cas de Tex s'est donc encore aggravé mercredi et on voit mal comment il pourrait obtenir gain de cause face à son ancien employeur.

De plus, il avait déjà provoqué une nouvelle polémique lundi 14, dans un portrait publié par Libération, où il tenait encore des propos sexistes, critiquant les hommes d'aujourd'hui qui sont selon lui soumis aux femmes: "Dans les Z’Amours, je l’ai vue la nouvelle génération, les mecs dominés. Ils font la vaisselle et quand leurs femmes rentrent du travail, elles disent que c’est mal fait. Je préfère nos vieux schémas qui étaient un peu simples".

Il a aussi critiqué le mouvement #BalanceTonPorc qu'il assimile à de la délation: "Balancer, ça veut dire trahir. On ne balance pas. A l’école, ceux qui balançaient, on les chopait dans un coin et on leur pétait la gueule".

Par ailleurs, Tex est défendu dans ce litige face à son ancien employeur par Me Jérémie Assous (qui défend Eddy Guyot dans l'affaire d'agression sexuelle de Candide Renard sur Koh-Lanta). Ce dernier a argué, au sujet de la blague sexiste qui a causé l'éviction de son client des Z'amours, que ça relevait de la liberté d'expression et que la "plaisanterie" existait depuis des années.

Les Prud'hommes doivent statuer sur le jugement de cette affaire le 27 juillet prochain.

L'avocate de Sony Pictures, ancien employeur de Tex pour "les Z'amours", a révélé que l'animateur avait déjà fait plusieurs dérapages sexistes par le passé.

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