SoundCloud lance son offre payante "Go" en France pour concurrencer Spotify et Deezer

SoundCloud lance son offre payante "Go" en France pour concurrencer Spotify et Deezer

Publié le :

Mardi 10 Mai 2016 - 15:13

Mise à jour :

Mardi 10 Mai 2016 - 15:43
©Anna Webber/Getty Images North America/AFP
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Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la plateforme musicale SoundCloud lance son offre payante "Go" en France. Moyennant une dizaine d'euros par mois, les abonnés pourront accéder à 125 millions de titres sans publicités et les télécharger pour les écouter hors ligne. En passant à cette étape, SoundCloud entend concurrencer Spotify, Deezer et les autres, avec l'espoir de devenir "la plateforme ultime".

SoundCloud entre dans la cour des grands. Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la plateforme musicale a lancé ce mardi son abonnement payant "Go" en France. Ce dernier permet de profiter de l'intégralité du catalogue musical sans publicité et hors ligne. Ainsi, pour 9,99euros par mois (le premier est gratuit), les utilisateurs d'Android pourront accéder à 125 millions de titres et télécharger ces derniers sur leur smartphone ou tablette afin de pouvoir les écouter hors connexion. Les internautes venant d'iOS devront en revanche débourser 12,99 euros afin de compenser les 30% ponctionnés par Apple pour les ventes réalisées depuis l'App Store. Ceux qui ne souhaite pas souscrire à un abonnement pourront quant à eux profiter des 30 premières secondes de morceaux provenant des catalogues de label et écouter intégralement les titres directement mis en ligne par les musiciens. De la publicité passera toutefois entre chaque chansons, afin de rémunérer les artistes.

Lancé en 2007 à Berlin avec l'intention de donner de la visibilité aux musiciens méconnus et aux petits labels, SoundCloud n'a pas tardé à attirer les mélomanes curieux, se distinguant surtout dans le domaine de l'électro. Mais en 2014, la start-up s'est retrouvée confrontée à des difficultés financières et n'a dû son salut qu'à une levée de fonds salutaire de 77 millions de dollars. Après des contentieux au sujet du droit d'auteur, elle a commencé à migrer vers un modèle payant, négociant avec des acteurs comme Warner, Universal, Sony et des labels indépendants. Grâce aux accords conclus, SoundCloud peut désormais offrir le même catalogue que les autres plateformes musicales en plus de remix, inédits, podcasts et autres sketchs postés par les millions d'artistes qu'elle représente. Car si "la musique est le contenu le plus important", "nous aimons toute forme de sons", explique le fondateur Alexander Ljung dans une interview à L'Usine Nouvelle. La société a par ailleurs signé un accord avec la société de gestion des droits des musiciens, auteurs et interprètes pour "offrir de nouvelles opportunités créatives, commerciales et promotionnelles aux plus de 157.000 membres de la Sacem dans le monde" annonce-t-elle ce mardi dans un communiqué. 

Aujourd'hui, fort de 125 millions de titres, contre 30 millions en moyenne sur les autres sites de streaming, SoundCloud a décidé de "passer à l'étape d'après pour devenir la plateforme ultime". Pour ce faire, la plateforme compte donc concurrencer Spotify (30 millions d'abonnés), Apple Music (13 millions) Deezer (6 millions) ou encore le petit nouveau Tidal (3 millions d'abonnés).  S'il y a du retard à rattraper, Alexander Ljung compte sur ses 175 millions de visiteurs uniques par mois et ses nombreux artistes.  "Quand une radio classique diffuse 3 ou 4.000 artistes par an, nous en proposons 12 millions d'artistes par mois. L'échelle n'est pas comparable. Nous avons construit des outils faciles à utiliser pour les artistes de sorte qu'il télécharge beaucoup de contenus, de musiques qui n'existent nulle part ailleurs. Les gens viennent sur notre plateforme pour trouver ces morceaux uniques", se félicite-t-il dans L'Usine Nouvelle.

Se refusant à dévoiler combien d'abonnés SoundCloudGo a attiré au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, l'entrepreneur se borne à assurer qu'il "y a un réel intérêt autour" de l'offre. Et de conclure: "c'est la première fois que les gens vont avoir une offre aussi complète de musique. Quand ils vont le réaliser, certains, qu'ils soient d'anciens ou de nouveaux utilisateurs, vont comparer aux services existants et réaliser la richesse de ce que nous proposons".

 

"Nous aimons toute forme de sons", assure Alexander Ljung.


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