Elle avait déjà triomphé au Cirque d’Hiver en 1996 : la première comédie musicale sur la vie d’Edith Piaf a fait son come-back sur les planches de l’Olympia pendant l’été 2007… Chaque soir, le public
s’est levé spontanément, ovationnant longuement la troupe. Le metteur en scène Jacques Darcy raconte : « Nous avons essuyé les plâtres.
En effet, nous étions les premiers, bien avant Notre-Dame de Paris et Le Roi Soleil. Mon spectacle est une bande dessinée qui fait revivre toutes les années de Piaf : le rêve, ses amours, ses amitiés, New York, les Compagnons de la Chanson et Cerdan. » Il poursuit : « C’est l’évolution d’une jeune fille née dans la rue, qui a chanté dans la rue et pour la rue. Chaque scène est une rencontre avec Montand, Meurisse, Cocteau… Les spectateurs apprécient les histoires dans l’histoire. » Quant au choix de la chanteuse : « J’ai cherché une nouvelle Piaf, en ai auditionné 400 et choisi Marie Orlandi. Elle n’y croyait pas. J’ai senti en elle les défauts et les qualités de Piaf. »
Une Piaf blonde
Marie Orlandi explique : « Le fait de jouer à l’Olympia m’a apporté plus d’audace dans la vie. Cependant, j’ai mis du temps à me sortir du rôle corporellement. Ce rôle de Piaf est difficile pour une jeune fille car on est face à la maladie, la mort et l’abandon de soi. » Gouailleuse mais pas caricaturale, dense mais pas démonstrative, elle opte pour l’interprétation plutôt que l’imitation. « Le plus dur est de trouver le juste milieu. Il faut chercher dans ses blessures personnelles. J’ai essayé de l’aborder avec du respect, sans être fan. » Edith est avant tout une femme d’une force extraordinaire. « Ce n’est pas un hasard si elle a rencontré un boxeur, c’était une bagarreuse. Et c’est dans ma personnalité. Madonna se rapproche de Piaf dans leur combat de femme forte. »
Le mythe Piaf
Repris en novembre 2008 au Cirque d’Hiver-Bouglione, ce spectacle, dont les dialogues sont écrits par Jean-Louis Marquet, retrace la vie de la Môme dans des tableaux qui célèbrent les multiples facettes du mythe Piaf. Entourée d’une trentaine de danseurs, chanteurs et musiciens en live, elle fait revivre la Piaf éternelle du quartier de Belleville, la Piaf amoureuse mais aussi, car c’est incontournable, la Piaf déformée par la maladie. Les 320 costumes d’Anne Boulier apportent une esthétique parfaite qui se marie intimement avec les décors lumière du grand Jacques Rouveyrollis, tout en sobriété. Enfin, les chorégraphies dignes de celle de Broadway sont l’œuvre de Charly Moser et Rick Odums.
Rés. 0820.20.14.20 ou sur www.piafjetaime.fr


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