Culture

Théâtre - Lorenzaccio, théâtre le Trianon, Paris XVIIIe

Lisa Gougué, le lundi 3 novembre 2008 à 04:00

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Jusqu’au 9 novembre, Francis Lalanne revisite la pièce tragique d’Alfred de Musset, dans le rôle de Lorenzaccio, romantique et conspirateur.

Florence, 1537. Lorenzo ne jure que par la restauration de la République. Son cousin n’est autre que le duc régnant, Alexandre de Médicis. Lorenzo médite alors l’assassinat du tyran. Pour cela, il devient son fidèle serviteur. La pièce repose sur la dualité du personnage principal, Lorenzino, romantique et utopiste et Lorenzaccio, corrompu et cruel. Dans le rôle titre, Francis Lalanne. « Lorenzaccio est un tigre qui se prend pour un oiseau. Il est à la fois ange et démon. Souvent, on a du mal à regarder en face la souillure de son âme. Lorenzaccio nous y oblige. »

En le jouant chaque soir depuis le 16 septembre, il n’est pas loin de s’identifier. « La seule chose qui nous différencie est que je crois en l’Homme. » A quelques jours de la dernière représentation, l’acteur revient sur l’évolution de la pièce. « Ce qui est fabuleux dans le spectacle vivant, c’est qu’il est vivant ! Le théâtre est un éternel retour. On vit, on meurt et ça recommence chaque soir. Les spectateurs ont du mal à quitter la salle. Ils sont sous le choc de la violence et sous le charme des textes d’Alfred de Musset. » Entre Lorenzaccio et le comédien, c’est une vieille histoire. « J’avais rendez-vous avec ce rôle. Mais il fallait que je traverse la vie pour l’aborder d’une manière légitime. Lorsque l’on est prêt, le rôle vient vous chercher », explique-t-il.

La rencontre s’est faite récemment. « Le producteur m’a abordé, avec une équipe d’acteurs et de techniciens déjà constituée. J’ai été immédiatement séduit par le projet, et surtout, je me sentais en sécurité. » Une harmonie de bien courte durée. Francis Lalanne poursuit : « Le comportement du metteur en scène (NDLR : Stéphane Gildas) m’a déçu. Il y avait une absence de mise en scène et des engagements pris qui n’étaient pas tenus. Il a été écarté par le producteur. » Depuis, Francis Lalanne a repris les rênes. « Les acteurs m’ont donné le rôle de meneur de jeu. Disons que je suis le numéro 10, mais je reste un joueur comme un autre» 

Du mardi au samedi 20 h 30, 15 heures le dimanche, 26 à 42 euros, réservations : 01.44.92.78.04

Edition France Soir du lundi 3 novembre 2008 n°19944 page 24

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1 commentaire

Vos commentaires

Clara 20, le mardi 4 novembre 2008 à 12:55 Gildas
Décidément Monsieur lalanne vous ne pouvez vous empêcher de travestir la réalité.
1/ Vous avez été sélectionné bien avant puisque c'est sur votre nom que le producteur a pris la pièce. Dans ce metier il faut une "tête d'affiche"
2/ les techniciens sont engagés sur le lieu de la représentation au maximum 5 jours avant le démarrage de la pièce.
Donc quand vous dîtes : "La rencontre s’est faite récemment. « Le producteur m’a abordé, avec une équipe d’acteurs et de techniciens déjà constituée. " c'est Faux
"il y avait une absence de mise en scéne ..."
RéEcoutez la chronique d'Europe 1 et lisez les commentaires de Billet reducsur la période
Enfin'"Les acteurs m’ont donné le rôle de meneur de jeu..."
Mais bien sûr nous sommes dans le monde de Oui Oui votre personnage mediatique Je conseille à tous d'aller voir le JDD, le nouvel obst et le vol du monte charge tout est sur internet et c'est fort édifiant!

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