Emplois - Les seniors sur le banc de touche
Balayés par le blizzard, les abords de l’espace Charlie-Parker n’incitaient pas les candidats à se presser dans les allées du deuxième Forum de l’emploi des seniors. Pour redonner du courage aux aspirants candidats, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, aux côtés de Laurence Parisot, présidente du Medef, et de Marie-Christine Oglhy, présidente du Medef Ile-de-France n’ont pas manqué de rappeler aux visiteurs les vertus du dispositif visant à favoriser l’emploi des seniors dans l’entreprise.
Jouer la montre
Si les entreprises de plus de 300 salariés sont assujetties à la nouvelle réglementation sur l’emploi des seniors, depuis le 1er janvier, les PME ont jusqu’à fin mars pour se mettre au diapason. Faute d’avoir conclu un accord ou élaboré un plan d’action, les employeurs risquent une pénalité équivalente à 1 % de la masse salariale. Précisons que les entreprises de 50 à 300 salariés ne sont pas tenues d’élaborer un plan d’action dans leurs murs dès lors qu’elles sont couvertes par un accord de branche. Avec 38 % des seniors en activité, la France reste l’un des plus mauvais élèves en la matière.
Portraits
Une assistante “virtu-réelle”
Sur le CV de Marie-Christine Dorange, assistante de direction et secrétaire commerciale et administrative, l’âge ne figure pas. « Aux yeux des employeurs, le senior reste un synonyme de coût et se révèle à l’usage pas ou peu maléable », déplore l’intéressée. Loin de s’avouer vaincue, Marie-Christine oriente ses recherches en direction de missions d’intérim, le temps pour elle de développer un projet d' application informatique en 3D. Une sorte d’assistance « virtu-réelle » destinée aux sociétés qui louent des bureaux virtuels.
Alain Fallot, un entrepreneur en devenir
A l’issue de vingt-neuf années passées chez le constructeur Renault, l’ex-chef de service organisation au contrôle achat décide de bénéficier en mars 2009 du plan de départ volontaire. La décision motivée par le montant de l’indemnité et les mesures d’accompagnement se justifie aux yeux de l’intéressé par un projet de restauration de sa maison en vue de son mariage. Confronté aux affres de la recherche d’emploi depuis novembre 2009, Alain n’envisage plus de retrouver un CDI et entend désormais exercer sa mission de consultant sous la forme d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL).
© Emplois - Les seniors sur le banc de touche Photo : AFP
France Soir







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