Montpellier, capitale du vin bio
Les « vins issus de raisins de l’agriculture biologique », puisque c’est ainsi qu’on les appelle, ont pris la direction de Montpellier. Pour sa 17e édition, le salon Millésime Bio accueille près de 400 exposants, viticulteurs ou revendeurs, et confirme ainsi la place qu’il détient désormais dans un petit monde du vin bio qui devient grand.
Un quart vient d’ailleurs
Limité à quelques producteurs du Languedoc-Roussillon pour son lancement en 1993, le rendez-vous annuel a depuis ouvert dans les grandes largeurs les frontières des vignobles français : sur les 400 représentants de la production ou de la vente présents, un bon quart est étranger. Des producteurs espagnols, italiens, portugais ou sud-africains, des acheteurs américains ou asiatiques arpentent ainsi durant trois jours les allées du parc des expositions de Montpellier, illustrant l’internationalisation grandissante du Millésime Bio.
Si les traditionnelles rencontres entre producteurs et négociants rythmeront le salon, la Soirée des vignerons, organisée lundi soir, a vu la remise des diplômes aux lauréats du challenge Millésime Bio. Un concours pour lequel plusieurs centaines de vins, triés par couleur, ont été dégustés, analysés et sélectionnés en amont du salon, mais surtout un moyen pour les vainqueurs de se positionner de belle manière face aux autres professionnels du secteur.
Le Salon montre enfin une particularité propice aux rencontres des gens et des saveurs : la répartition des stands, selon la volonté des organisateurs, ne connaît aucune règle, car seul le vin bio fait loi.
Le vin bio, quelles différences ?
Est appelé vin bio tout « vin issu de raisins de l’agriculture biologique », la loi ne regardant aujourd’hui que le mode de production. Pour faire apparaître le sigle AB (pour agriculture biologique) sur son étiquette, le producteur doit se plier à certaines règles : notifier son activité à l’Agence bio française, cultiver ses vignes sans utiliser de produits chimiques de synthèse (engrais ou pesticides), et être certifié par un organisme agréé, sachant que les contrôles en matière de viticulture bio sont parmi les plus complets de toutes les productions agricoles. Le viticulteur doit enfin être patient, puisqu’il ne peut apposer sur son étiquette la mention « vin issu de raisins de l’agriculture biologique » qu’après avoir observé les règles de l’agriculture bio durant au moins trois ans.
© Le 17e salon mondial et professionnel du vin bio dure jusqu’à mercredi / AFP
France Soir







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