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Grèves et manifestations - Le point ville par ville

Alexandra Gonzalez, le jeudi 29 janvier 2009 à 16:53

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La mobilisation a pris beaucoup d'ampleur partout en France. Quelque 200 manifestations sont prévues selon la CGT. Chose rare, beaucoup de manifestants viennent du secteur privé.
PARIS: plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés en début d'après-midi sur la place de la Bastille, derrière une grande banderole sur laquelle on pouvait lire « Ensemble, face à la crise. Défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics. Arrêt des suppressions d'emplois et augmentation générale des salaires et des pensions ». Tous les présidents des syndicats étaient présents en tête de cortège, notamment Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT) et Jean-Claude Mailly (FO). Par ailleurs, le trafic aérien est très perturbé par la grève, avec des retards mais aussi 12 % de vols annulés à l'aéroport de Roissy et 35 % à Orly. Bonne surprise en revanche dans les transports parisiens où le trafic était moins perturbé que prévu.

MARSEILLE: entre 24.000 personnes selon la police et près de 300.000 selon les organisateurs (différence de taille !) ont manifesté dans les rues de Marseille, derrière une immense banderole barrée de la mention « Unité des salariés pour ne pas payer la crise. Des mesures d'urgence pour l'emploi, les salaires, la protection sociale et les services publics ». Beaucoup de salariés du privé, des entreprises du BTP, de la réparation navale et des grandes surfaces, avaient tenu à se placer en tête. Outre des perturbations dans les transports en commun (aucun métro, bus à 40 %, tramways à 60   %, 2 TGV sur 3 en direction de Paris, 1 TER sur 3), l'activité du port est fortement perturbée depuis ce matin.

LYON: entre 25.000 et 40.000 personnes, selon les sources, ont défilé dans le calme en fin de matinée dans le centre-ville de Lyon. On pouvait lire sur des banderoles tenues par des salariés du privé et des agents du service public, venus parfois avec leurs enfants ou leur chien: « Refusons de payer la crise du capitalisme! » et entendre des slogans comme « Chomâge, pouvoir d'achat, c'est la bérézina ».

BORDEAUX: quelque 34.000 manifestants selon la préfecture de la Gironde, et 80.000 selon la CGT ont défilé ce matin dans les rues de Bordeaux, aux slogans anti-gouvernement et anti-crise aussi coléreux qu'anxieux. On pouvait lire sur les banderoles jalonnant le parcours: « Sarkozy asphixie », « On solde les enseignants à 60 %, nous n'irons pas plus loin » ou encore, stigmatisant les banquiers  « amis du pouvoir », « La crise, c'est eux. La solution, c'est nous ».

CLERMONT-FERRAND: la manifestation syndicale unitaire a réuni ce matin entre 25.000 et 60.000 manifestants, selon les sources. Derrière la banderole unitaire « Salaires - emplois - service public » ont défilé entre autres des salariés des Galeries Lafayette, de la Fnac, de la Caisse d'Epargne, de la Chambre régionale des comptes, de l'Etablissement français du sang, de la SNCF, d'EDF, des avocats, des magistrats, mais aussi des lycéens et des étudiants. Aucun bus ni tramway ne circule dans la cité auvergnate.

RENNES: entre 20.000 personnes, selon la police, et plus de 30.000, selon la CGT, ont manifesté ce matin. Le flot des manifestants a défilé derrière une banderole unitaire réclamant des « mesures immédiates » pour l'emploi, les salaires, la protection sociale et les services publics. Seul 1 TER sur 2 est en circulation, et 13 TGV sur 20 à destination ou au départ de Paris. Le trafic des bus est très perturbé également à Rennes. Ailleurs en Bretagne, forte mobilisation avec de 66.000 à 103.000 manifestants dans le Finistère, les Côtes-d'Armor et le Morbihan. Parmi les slogans aperçus sur les banderoles, beaucoup marquaient le ras-le-bol et la volonté de changement, « Ca suffit! », « On ne veut pas payer les pots cassés », ou encore, « On a en a marre de subir, on veut que ça change! ».

TOULOUSE: les manifestants étaient attendus dans l'après-midi, il n'y a pas encore eu de chiffres fournis par les organisateurs. En revanche, les transports en commun et aériens sont perturbés depuis ce matin, mais devraient retrouver un trafic quasi-normal dans l'après-midi. Par ailleurs, la ville de Toulouse a confirmé qu'elle n'assurait aucun service minimum d'accueil aujourd'hui, que les communes doivent normalement mettre en place dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève.

SAINT-ETIENNE: quelque 11.000 personnes selon la police, 20.000 de source syndicale, ont défilé ce matin. Le trafic ferroviaire régional (TER) était quasi inexistant jeudi matin en Languedoc-Roussillon, a-t-on appris auprès de la direction régionale de la SNCF. « Cinquante pour cent des liaisons sont assurées, mais sur ces 50 %, 90 % le sont par des bus de substitution », précisait-on au service de presse. Deux TGV sur trois sont par contre assurés au départ de la gare Montpellier Saint-Roch. La grève durera jusqu'à vendredi 8h. Le réseau de tramway à Montpellier (deux lignes) était également fortement perturbé jeudi matin, avec un tramway toutes les 20 minutes en moyenne sur la ligne 1 et un tramway toutes les 25 minutes en moyenne sur la ligne 2. La manifestation prévue dans l'après-midi devrait interrompre totalement le trafic, a indiqué la régie TaM (Transports de l'agglomération de Montpellier)




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