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Météo - Tempête sur le nord de la France

Alexandra Gonzalez, le lundi 9 février 2009 à 04:00

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Lundi, jusqu’à la nuit, une tempête va traverser de part en part la France, depuis la Bretagne jusqu’à l’est du pays. Mais les experts ne s’inquiètent pas outre mesure.

Premier lundi de départ en vacances sous des cieux peu cléments pour les Français de la zone A. Un vent tourbillonnant doit sévir cet après-midi jusqu’à tard dans la nuit, principalement sur une moitié nord de la France, atteignant des pointes proches de 130 à 140 km/h sur le littoral, et 110 km/h dans les terres. Des rafales plus faibles que celles qui ont balayé les terres il y a deux semaines, à près de 170 km/h sur les côtes atlantiques et plus de 190 km/h sur le littoral méditerranéen.

Si quelques précautions d’usage sont évidemment de rigueur (lire ci-dessous), nul besoin de s’inquiéter selon les experts. « Il est normal qu’il y ait des tempêtes à cette époque », explique à France-Soir Laurent Cabrol, spécialiste météo, « cela montre simplement que nous sommes encore au cœur d’un hiver rigoureux et agité. Nous n’avons pas la mémoire du temps, nous nous imaginons toujours que les épisodes météo que l’on vit sont exceptionnels. Pourtant, l’histoire est là pour nous le rappeler, la France a connu des situations plus extrêmes. En 1985 par exemple, les températures atteignaient –23°C à Paris et –40°C dans le Jura ! » Selon lui, « il ne faut pas déjà s’attendre à voir le bout du tunnel de l’hiver. Le mois de février sera rigoureux et le froid va encore continuer toute cette semaine ».

Dimanche, en Bretagne, où la tempête doit débuter, les habitants ne semblaient pas s’inquiéter outre mesure. « Pour un Breton, un vent à 110 km/h est quelque chose d’habituel », explique André Le Corre, maire du Faouët, dans le Morbihan. « Ici, les gens savent réagir et savent qu’il faut faire attention aux échafaudages, aux arbres le long des routes, aux sorties en mer. »

Coupés du monde

Une météo agitée depuis trois semaines, qui fait actuellement le bonheur de tous les amateurs de poudreuse… ou presque. Les malchanceux ayant choisi la station Isola 2000, dans les Alpes-Maritimes, en sont pour leurs frais. Depuis jeudi dernier, l’accès à la station est fermé en raison de forts risques d’avalanche et l’ensemble des personnes qui devaient s’y rendre sont rapatriées vers Nice, plus grande ville aux alentours. « Le seul moyen pour y accéder est l’hélicoptère », expliquait hier l’office de tourisme. Une situation atypique pour les quelque 900 personnes arrivées avant jeudi et bloquées dans la station jusqu’à nouvel ordre. Pour ces coupés du monde, seules 20 % des pistes du domaine sont accessibles. « Tout se passe dans la bonne humeur », assure l’Office de tourisme. « Certains hébergeurs ont décidé de jouer le jeu de la gratuité, d’autres ont réduit leurs prix. »

Plus grave, la météo a fait une jeune victime ce week-end. Un jeune homme de 23 ans est mort écrasé avant-hier à Louvie-Soubiron, dans les Pyrénées-Atlantiques, en voulant retenir sa voiture qui glissait sur la neige. Selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme est descendu de son véhicule qui commençait à glisser sur la chaussée. En voulant le freiner à mains nues, il s’est retrouvé coincé entre son véhicule et un arbre et a été écrasé. Ses proches, qui l’accompagnaient, ont été pris en charge par une cellule de soutien psychologique.

 


Comment protéger son habitation de la tempête ?

Lorsque les alertes météo sont données suffisamment tôt, il existe certaines règles pour protéger sa maison des risques encourus. Des dispositions sont à prendre avant, pendant et après l’épisode climatique. Avant, il est fortement conseillé de fermer toutes les fenêtres, les volets, enrouler ou remonter les stores, attacher ou ranger les meubles de jardin, les pots de fleurs. Pendant la tempête, il est recommandé de rester chez soi, de n’entreprendre aucune réparation et d’éviter de rester à proximité des forêts, cela même après la tempête. La tempête passée, il est nécessaire de vérifier la fixation des antennes, la stabilité des avant-toits, des cheminées et d’éliminer les branches et arbres morts ou endommagés.

L’assurance des caveaux souvent négligée

Les forts coups de vent, les tempêtes ou les intempéries engendrent de nombreux dégâts dans les cimetières des régions touchées. Or les propriétaires de concessions sont rarement assurés pour ce type de catastrophes et risquent donc de recevoir des factures salées afin de réparer ces détériorations. Lors des destructions provoquées par des incidents climatiques, la responsabilité civile de la mairie ne fonctionne pas. Les frais sont donc à la charge des particuliers. Une situation qui peut être facilement évitée. Un caveau s’assure comme une maison. Un contrat spécifique peut être souscrit, mais peu de gens s’en préoccupent. Un oubli qui peut coûter cher puisque les prix des caveaux atteint souvent au minimum les 5.000 euros et les pierres tombales peuvent coûter jusqu’à 2.000 euros.










 

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