Thaïlande - Le chef de l'armée appelle à de nouvelles élections
Suite aux occupations de deux aéroports de Bangkok, le chef de l'armée a exhorté les manifestants royalistes opposés à l'élection du premier ministre Somchai Wongsawat, de quitter les lieux, néanmoins compte-tenu de la crise politique thaïlandaise, il appelle à de nouveaux suffrages.

Les opposants, qui ont assiégé ces derniers jours le Parlement et les installations gouvernementales, veulent faire tomber le premier ministre élu. Ils le soupçonnent d'être manipulé par l'ex-premier ministre déchu Thaksin Shinawatra, son beau-frère, au coeur de la crise politique.

Par ailleurs, le chef de l'armée thaïlandaise a exhorté mercredi les manifestants de l'Alliance du peuple pour la démocratie à quitter les deux aéroports qu'ils occupent à Bangkok, et appelé à la tenue d'élections pour sortir le pays de la crise politique.

Tous les vols ont par ailleurs été annulés à l'aéroport international et quelque 4.000 passagers amenés en bus vers des hôtels, alors que la crise connaît une nouvelle escalade.

Auparavant, des assaillants avaient jeté des explosifs dans la foule occupant les aéroports à Bangkok, en faisant au moins 6 blessés, selon la police. Les personnes blessés sur l'aéroport de Don Muang ont été emmenées à l'hôpital, les victimes des attaques à l'aéroport international sont traitées sur place.

L'attaque à l'aéroport intérieur de Don Muang fait suite à des affrontements mardi entre partisans et adversaires du gouvernement, qui ont laissé au moins onze blessés parmi les soutiens du pouvoir. Les opposants ont saccagé l'aéroport international de Bangkok, arrêté les vols, et bloqué des milliers de touristes dans le cadre de leur action depuis quatre mois pour obtenir la démission du gouvernement.

"Le gouvernement devrait donner à la populaton la possibilité de décider au cours d'une nouvelle élection", a déclaré le général Anupong Paochinda au cours d'une conférence de presse, après une réunion avec de hauts responsables du gouvernement, mais aussi des économistes et des responsables de la sécurité.

Le directeur de l'aéroport international Suvarnabhumi, Serirat Prasutanont, a indiqué que tous les vols étaient suspendus mercredi matin, ou détournés sur Chiang Mai et Phuket. Quelque 500 passagers restaient dans l'attente d'un vol sur place.

"Nous essayons de négocier avec les manifestants pour permettre aux passagers bloqués de prendre leur avion" a-t-il précisé, ajoutant que "la réputation touristique du pays comme son économie sont ruinées par cet incident".

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