Crash du Concorde - Un procès à partir du 2 février 2010

Dix ans après le crash du Concorde au-dessus d'un hôtel à Gonesse, le procès de cinq personnes , ainsi que la compagnie aérienne américaine Continental Airlines, jugées pour "homicides et blessures involontaires", s'ouvrira le 2 février 2010 devant le tribunal correctionnel de Pontoise (Val d'Oise). Le mandat d'arrêt international d'août 2005 pour John Taylor et Stanley Ford, sera également renvoyé en correctionnelle.

Le procès devrait se terminer au courant du mois de mai 2010 et se tenir trois jours par semaine, a-t-on précise de même source.

Outre la compagnie aérienne américaine, un chaudronnier de Continental, John Taylor, sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis le 30 août 2005, et Stanley Ford, chef de l'équipe au sein de laquelle travaillait M. Taylor, sont renvoyés en correctionnelle.

Trois Français sont également visés par l'ordonnance de renvoi: Henri Perrier, directeur du programme Concorde de 1978 à 1994, Claude Frantzen, ex-responsable du programme à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), et Jacques Hérubel, ingénieur en chef Concorde au sein d'Aérospatiale de 1993 à 1995.

La principale hypothèse retenue dans ce drame est la perte d'une lame en titane d'un DC-10 de la Continental Airlines sur le tarmac, peu avant le décollage du Concorde d'Air France. Cette lamelle a provoqué l'éclatement d'un pneu du supersonique dont les débris en caoutchouc ont perforé le réservoir insuffisamment protégé de l'avion, en raison de défaillances dans le suivi de l'appareil. L'accident qui est intervenu peu après le décollage au dessus d'un hôtel à Gonesse a fait 113 morts le 25 juillet 2000.

Dans un rapport remis en 2004 au magistrat, les experts judiciaires avaient relevé une faiblesse structurelle des réservoirs du supersonique en cas d'exposition à des chocs multiples. Faiblesse connue, selon eux, du constructeur, Aérospatiale (devenue EADS), et de la DGAC, qui délivre les certificats de navigabilité des avions.

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