Le procès devrait se terminer au courant du mois de mai 2010 et se tenir trois jours par semaine, a-t-on précise de même source.
Outre la compagnie aérienne américaine, un chaudronnier de Continental, John Taylor, sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis le 30 août 2005, et Stanley Ford, chef de l'équipe au sein de laquelle travaillait M. Taylor, sont renvoyés en correctionnelle.
Trois Français sont également visés par l'ordonnance de renvoi: Henri Perrier, directeur du programme Concorde de 1978 à 1994, Claude Frantzen, ex-responsable du programme à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), et Jacques Hérubel, ingénieur en chef Concorde au sein d'Aérospatiale de 1993 à 1995.
La principale hypothèse retenue dans ce drame est la perte d'une lame en titane d'un DC-10 de la Continental Airlines sur le tarmac, peu avant le décollage du Concorde d'Air France. Cette lamelle a provoqué l'éclatement d'un pneu du supersonique dont les débris en caoutchouc ont perforé le réservoir insuffisamment protégé de l'avion, en raison de défaillances dans le suivi de l'appareil. L'accident qui est intervenu peu après le décollage au dessus d'un hôtel à Gonesse a fait 113 morts le 25 juillet 2000.
Dans un rapport remis en 2004 au magistrat, les experts judiciaires avaient relevé une faiblesse structurelle des réservoirs du supersonique en cas d'exposition à des chocs multiples. Faiblesse connue, selon eux, du constructeur, Aérospatiale (devenue EADS), et de la DGAC, qui délivre les certificats de navigabilité des avions.


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