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Drogue - Sanglant règlement de comptes à Marseille
Il pourrait s’agir d’une histoire de stupéfiants.

Une transaction qui a mal tourné. C’est la piste que semblaient privilégier les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille au lendemain de la fusillade qui s’est produite dans les quartiers nord de la ville. Dans la nuit de lundi à mardi, peu après minuit, trois hommes ont été tués et deux autres blessés – dont l’un grièvement – par plusieurs personnes vraisemblablement armées d’une kalachnikov et de pistolets automatiques. Les tirs ont eu lieu sous un pont de la voie de chemin de fer passant par la gare de Sainte-Marthe.

Rares sont les témoins à s’être manifestés : à cette heure-là, le quartier est très peu fréquenté. Toutefois, selon les premières constatations faîtes par les enquêteurs, il semble que la Peugeot 405 à bord de laquelle se trouvaient les cinq victimes, âgées de 26 à 31 ans et qui n’étaient pas armées, s’est arrêtée à feu de signalisation. Un autre véhicule, arrivant par l’arrière, s’est posté à ses côtés. A bord de ce dernier, les agresseurs ont alors fait feu, criblant la Peugeot de balles de calibres 7.65, 9 mm et 11.43. En tout, une quarantaine d’impacts ont été relevés.

Trois des passagers sont morts. Parmi eux, le conducteur, touché « quasiment à bout portant » par une quinzaine de balles. Selon la police, cette personne faisait partie de la communauté des gens du voyage. Quant aux eux autres morts, ils n’avaient toujours pas été identifiés hier en fin de journée.

La fusillade serait donc liée à une transaction de stupéfiants qui se serait mal déroulée, dans une cité des environs. Seule certitude : la police, qui dénonçait récemment une recrudescence d’« actes de grande violence » et « un durcissement des affrontements » entre bandes a trouvé 250 g de résine de cannabis sur les lieux.

Les quartiers nord de la cité phocéenne. Photo Sipa

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