Attaque - La fillette victime de ses deux chiens “par accident”
Tandis que les deux molosses doivent être abattus, la procureure de Châlons-en-Champagne a confirmé la thèse selon laquelle l’enfant serait morte quasi instantanément. Les animaux n’auraient jamais subi le moindre acte de maltraitance.

Les autorités sont aujourd’hui on ne peut plus formelles. L’enfant a succombé presque instantanément. Les circonstances de son décès sont de nature accidentelles. Telles sont les conclusions, limpides et sans contestation possible, des enquêteurs au sujet du drame qui s’est déroulé, samedi, dans l’après-midi, aux Grandes-Loges (Marne), soldé par le décès de Loane, six ans, mortellement attaquée par ses deux dogues allemands.

Selon la procureure de Châlons-en-Champagne, les examens pratiqués dimanche montrent « des plaies caractéristiques d’attaques de chiens au cou et à la tête, avec des lacérations spécifiques. » Dominique Laurens a bel et bien confirmé la thèse de l’accident, « clairement » établie. Elle a en outre exclu toute suite judiciaire. A l’appui de ses déclarations, la magistrate a fait état des résultats de l’autopsie pratiquée dimanche. Pas moins de quatre fractures du crâne et autant de points d’impact dus à des crocs, ainsi que des lacérations au niveau du cou, ont été relevés sur le corps de la petite victime. Les traces retrouvées sur place confirment les hypothèses formulées, dès le début des investigations, par les gendarmes arrivés sur les lieux les premiers. Selon toute vraisemblance, la fillette aurait escaladé une caisse en bois qui servait de niche aux deux chiens de la famille. Tout juste à l’équilibre, elle aurait été saisie à la tête par l’un, voire les deux, comme en attestent des traces de griffes constatées sur l’enfant. L’effet et la propagation du sang ayant, d’après la procureure, accentué les morsures des gros chiens, qui se seraient dès lors acharnés sur elle.

L’enquête écarte par ailleurs toute suspicion de maltraitance à l’égard des deux chiens, un élément qui aurait pu expliquer la voracité avec laquelle ils s’en sont pris à la petite fille. Des clichés collectés par les gendarmes montrent « un accord parfait entre la famille et les chiens ». La petite victime avait donc l’habitude d’être en compagnie des deux molosses, dont l’un n’est pas catégorisé comme « chien dangereux ». Les deux bêtes doivent être euthanasiées dans les tout prochains jours, a également indiqué Dominique Laurens.

 

Un enfant grièvement blessé au visage par un chien dans les ArdennesTerrible loi des séries. Lundi, on apprenait qu’un enfant de cinq ans a été grièvement blessé au visage par un chien appartenant à sa tante chez laquelle il se trouvait dimanche, à Rilly-sur-Aisne, dans les Ardennes. Suite à l’attaque, le garçonnet, qui présentait « des plaies assez importantes au visage », a été opéré aux urgences pédiatriques de l’hôpital de Reims. Ses blessures n’ont pas nécessité de greffe. « Ça s’est passé chez la tante du petit, dans la cuisine, vers 12 h 45, juste après le déjeuner », racontait lundi Georges Schminke, le maire de la commune ardennoise. « L’enfant jouait avec son petit cousin quand il a été attaqué au visage et aux joues », précise de son côté la gendarmerie de Vouziers à qui une enquête pour « blessures involontaires » a été confiée. Après l’attaque du garçonnet, l’animal, un cane corso, une race qui ne fait pas partie des catégories de chiens dangereux, a été diagnostiqué comme tel par un vétérinaire. « En 2008, ce chien avait déjà mordu un enfant, raconte un enquêteur. On a donc décidé de l’euthanasier. » Ce qui a été fait en fin d’après-midi.

 

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