
Gang des autoroutes : 20 personnes écrouées
Actu France Soir / Service Faits Divers, le lundi 26 octobre 2009 à 04:00
Mardi, plusieurs centaines de gendarmes et de policiers avaient mené une vaste opération à Marseille, Avignon et Toulon contre un réseau composé de personnes issues de la communauté des gens du voyage, d’origines bosniaques, croates, roumaines ou monténégrines. Sur 41 personnes visées, 34 avaient été interpellées. Parmi elles, vingt ont été mises en examen et écrouées dans la région.
Le juge aixois Nathalie Maury a notamment retenu les chefs d’association de malfaiteurs, vols en bande organisée avec armes, trafic de stupéfiants, infraction à la législation sur les jeux, blanchiment et proxénétisme contre les membres les plus importants de ce réseau mafieux d’Europe de l’Est. Les autres, en particulier les « femmes du clan », ont été relâchées, mais seront convoquées ultérieurement.
Kalachnikov
C’est surtout à Marseille que les enquêteurs ont déployé leurs moyens lors de leur vaste coup de filet. Une vingtaine d’interpellations y ont été menées dans des cités des quartiers du Nord. Là, policiers et gendarmes ont saisi plus de 200.000 euros en liquide, ainsi qu’un kilogramme de cocaïne, plusieurs kilogrammes de résine de cannabis, des armes, dont une Kalachnikov, ainsi que des véhicules de luxe.
Selon la gendarmerie, l’opération a nécessité onze mois d’investigations difficiles confiées aux militaires des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon, regroupés au sein d’une cellule d’enquête créée par la sous-direction de la police judiciaire (DGCN).
Pour la plupart des faits constatés, de prétendus policiers détroussaient, depuis février 2008, des automobilistes sur des autoroutes du sud de la France. Le mode opératoire est invariablement le même. De nuit, après avoir sélectionné des victimes étrangères sur les aires de service, les malfrats prétextaient un contrôle de routine. Ils en profitaient pour dérober aux automobilistes éberlués des sommes en numéraire ou des objets de valeur facilement négociables.
« Une organisation très structurée »
Selon les derniers éléments de l’enquête, deux Bosniaques, habitant les cités Félix Pyat et Kallisté, dans les quartiers nord de la cité phocéenne, et connus des services judiciaires, sont considérés comme les cerveaux du trafic. La cellule de gendarmerie, qui devrait désormais poursuivre ses investigations, notamment en direction de l’étranger, parle d’« une organisation très structurée (…) dont certains bars et quartiers sensibles marseillais sont les bases de repli ».
Edition France Soir du lundi 26 octobre 2009 page 11




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