Première affaire : une procédure concernant des emplois fictifs que contestent ce fervent chiraquien et ses conseils. Gaston Flosse est en outre soupçonné d’avoir indûment salarié des responsables politiques, des secrétaires généraux de centrales syndicales, des journalistes, etc., alors qu’il était président de Polynésie. Des emplois sans réelles contreparties effectives censés endiguer l’influence des chanceux bénéficiaires dans leur domaine d’action. L’influent élu, ainsi que deux députés polynésiens UMP ont été déjà déclarés « comptables de fait » par la chambre territoriale des comptes (CTC) de Polynésie. Selon le ministère public, le préjudice pour le territoire avoisine près de 20 millions d’euros. Gaston Flosse a en outre été mis en examen, en avril, pour « obstacle à l’exercice des pouvoirs attribués aux magistrats et instructeurs de la CTC », lesquels enquêtaient sur un curieux service de renseignement que l’ex-homme fort de l’atoll avait lui-même créé.
Autre souci en perspective, l’affaire dite des « sushis », un dossier dans lequel Gaston Flosse a été condamné en appel, en septembre, à un an de prison avec sursis et un an d’inéligibilité avec effet immédiat. Il s’agit, en l’espèce, d’un détournement de fonds publics sous la forme d’un banquet réglé par le prodigue responsable politique un soir de défaite électorale… Il n’a toutefois pas été déchu, pour l’instant, de son mandat de sénateur, le Conseil constitutionnel arguant du pourvoi en cassation interjeté entre-temps par ses avocats. Enfin, une enquête préliminaire a récemment été ouverte à l’encontre de l’élu flamboyant. Elle porte sur le financement et les conditions de l’acquisition de son hôtel particulier parisien.


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