
L’adolescent projetait de tuer ses professeurs
Nathalie Mazier, le mercredi 18 novembre 2009 Ã 04:00
« C’est ma dernière journée de vie. » Ce message, posté par un adolescent de 13 ans sur son blog, aurait pu passer inaperçu. Sauf que le collégien ne plaisantait pas. Avant de rendre son dernier souffle, il avait un macabre projet : celui de tuer ses professeurs.
Mardi matin, le pire a donc sans doute été évité de justesse à l’Institution du Saint-Esprit de Beauvais (Oise), là où est scolarisé ce collégien. A 9 heures, grâce à l’intervention de ses parents, l’établissement privé était quadrillé par la police, ce qui a conduit le jeune élève à renoncer à son plan. En fin de matinée, ses parents l’ont retrouvé dans un cybercafé de la ville. L’adolescent a ensuite été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Beauvais.
Etablissement bouclé
Mardi matin, Dominique Moutin, le directeur de l’Institution du Saint-Esprit, établissement qui scolarise 2.000 élèves de la maternelle au baccalauréat, reçoit un coup de téléphone inquiétant. « J’ai été prévenu du fait que l’un des élèves avait quitté son domicile d’Allonne (Oise) plus tôt que prévu, armé. Ses parents ont alerté la police qui m’a ensuite avisé », raconte le responsable de l’Institution du Saint-Esprit à France-Soir. Dominique Moutin prend aussitôt la décision de boucler l’établissement. Les élèves sont confinés dans leur salle. « Nous avons fait en sorte que personne ne circule », explique-t-il. A l’extérieur, la police quadrille les lieux. Sans doute désarçonné par ce dispositif, le collégien, scolarisé en classe de 4e, armé d’un fusil de chasse et disposant de 25 cartouches, ne se présente pas à l’entrée de l’établissement. Il abandonne son arme dans un champ et prend la direction du centre-ville. A 11 h 30, ses parents le retrouvent dans un cybercafé. Il est pris en charge par la police et placé en garde à vue.
Pendant ce temps, le dispositif est levé au sein de l’Institution du Saint-Esprit. Selon le directeur, le jeune élève, scolarisé ici depuis le primaire est un garçon « sans problème », et « rien ne laissait supposer » un tel projet. Il devrait rencontrer ses parents dans les jours à venir. Selon une source policière, « des mauvaises notes pourraient être à l’origine des intentions meurtrières » du collégien, adepte des jeux vidéo.


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