
Ligue des Champions - Lyon ne veut rien lâcher
Jean Berthelot de La Glétais, le mardi 24 novembre 2009 à 04:00
L’UEFA a tout prévu : pour lutter contre une éventuelle démobilisation des clubs qualifiés prématurément, comme Lyon ou Bordeaux cette saison, l’instance européenne a pris soin de récompenser dûment ceux qui décrochent la première place de leur groupe, ne se contentant donc pas de la deuxième. Si l’OL l’emporte ce soir (mardi) à Florence, il aura ainsi l’avantage de recevoir lors du match retour des huitièmes de finale. Son adversaire serait, de plus, un deuxième de groupe, ce qui est presque la garantie d’une opposition moins difficile que le FC Barcelone ou Manchester United, les deux derniers adversaires de Lyon en huitièmes de finale, qui ont à chaque fois sorti les Rhodaniens avant de remporter la Ligue des champions.
Si les classements étaient arrêtés aujourd’hui, l’Olympique Lyonnais, premier, serait opposé à la Juventus, à Wolfsburg, au Real, à Porto, au Rubin Kazan, à l’Unirea Urziceni ou à l’Olympiakos, tous deuxièmes de leur groupe. Les leaders, en revanche, s’appellent – hormis Bordeaux, que l’OL ne peut rencontrer à ce stade – Manchester United, AC Milan, Chelsea, Inter, FC Séville, Arsenal. Dans le premier cas, l’OL aurait une chance sur sept de tomber sur un « gros » club. Dans le second cas, il lui serait impossible d’y couper, même si Séville est un peu en dessous.
Les statistiques, de plus, plaident en faveur des premiers de poule : depuis l’instauration des huitièmes de finale à l’issue de la phase de groupes en 2003-2004, une équipe terminant à cette place s’est qualifiée pour les quarts de finale 32 fois sur 48 (soit 66 %).
Regagner de la confiance
L’OL, dès lors, est prévenu : la raison impose de ne rien lâcher, et de jouer les coups à fond ce soir, quitte à ce que le redoutable Liverpool, par ricochet, en profite pour coiffer la Fiorentina sur le poteau et rester ainsi dans la course. Il ne s’agit pas uniquement, d’ailleurs, d’un calcul sportif : performant en Ligue des champions, l’OL connaît une baisse de régime en Championnat, et n’a d’ailleurs gagné qu’un seul de ses cinq derniers matches en L1. Il s’agira donc, ce soir, de regagner de la confiance pour relancer la machine.
« La Ligue des champions est une autre compétition. L’objectif était la qualification. Maintenant, nous avons l’opportunité d’aller chercher la première place mais ce sera difficile car notre adversaire voudra valider son billet pour les 8es », prévient Cris. Décimée, puisque peut-être privée de Mutu, Jovetic et Gamberini, trois joueurs clefs, la Fiorentina devra en effet l’emporter ce soir pour être certaine de passer, sinon elle jouera son avenir européen lors de son dernier match à Liverpool, déplacement toujours périlleux.
« On ne doit pas souffrir d’un blocage psychologique, a estimé Cesare Prandelli. Notre saison dépend du match contre Lyon et je suis sûr que tous ceux qui seront présents sur la pelouse seront plus vigilants et concentrés que contre Parme. Je pense que nous allons faire un grand match », assure l’entraîneur de la Viola. A Lyon de le démentir.




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