
Ligue des Champions - Didier Deschamps : “Défendre tous ensemble”
De notre envoyée spéciale à Milan Sylvie Marchal, le mercredi 25 novembre 2009 à 04:00
Les Marseillais sont arrivés hier après-midi dans une cité milanaise grise et froide. Néanmoins, c’est un Didier Deschamps chaleureux et souriant qui s’est montré en conférence de presse. Avec un plaisir non dissimulé, il a répondu à la plupart des questions en français puis en italien, laissant peu de travail à la traductrice. Même s’il sait que le défi qui attend son équipe ce soir va être difficile à relever contre des Milanais en regain de forme, il veut y croire et attend beaucoup de son capitaine, Mamadou Niang.
FRANCE-SOIR. Didier, que pouvez-vous nous dire du jeu de l’AC Milan ?
DIDIER DESCHAMPS. Le souci du Milan de Leonardo, et celui de tous les entraîneurs, c’est d’avoir toujours ce fameux équilibre. Avoir une équipe offensive, c’est un choix, une philosophie, qui est logique compte tenu des joueurs qu’il aligne. Ils ont tous un gros potentiel offensif. Défensivement, forcément, il y a des failles. Mais à partir du moment où certains joueurs sont capables de faire la différence à tout moment, personne ne s’en plaindra. Et puis, il ne faut pas oublier que Nesta n’était pas là contre Cagliari. Sans lui, Milan n’affiche pas la même solidité.
Vous attendiez-vous à revoir Ronaldinho au meilleur de sa forme ?
Le talent, il l’a toujours eu. Quand il ne marchait pas, c’était davantage une question de condition physique. Il est revenu à un très bon niveau. Il court beaucoup et fait d’énormes efforts défensifs. Il a compris les exigences de Milan. Et en plus, il se montre décisif.
Selon vous, qui est le plus fort entre Milan et Madrid, les deux leaders du groupe ?
Le Milan du mois de septembre avait moins de fantaisie mais plus de solidité défensive tandis que le Real était encore à la recherche d’automatismes. Milan a perdu de sa solidité mais a gagné sur le plan offensif. La série de matches sans défaite (NDLR : neuf) prouve qu’ils sont meilleurs qu’au mois de septembre, quand on les a rencontrés.
Avez-vous retenu des leçons du match aller ?
Milan n’avait pas fait un grand match mais s’était montré solide et avait fait preuve de beaucoup d’efficacité puisqu’ils avaient marqué deux fois sur trois occasions seulement. On a perdu sur des détails de concentration. On n’avait pas été assez attentifs. A-t-on retenu les leçons ? Vous le saurez demain (mercredi). Il faudra en tout cas être hyperperformant dans le secteur défensif, c’est-à-dire défendre tous ensemble, resserrer les lignes… Mais il ne faudra pas faire que ça. On doit les mettre en difficulté en essayant d’avoir la maîtrise du ballon.
Comptez-vous particulièrement sur votre capitaine, Mamadou Niang ?
Je suis convaincu que si on veut faire un grand match avec un bon résultat à la clé, ça passe par une performance collective. Chacun aura son rôle mais Mamadou encore plus car il est capable à lui seul de faire la différence.
Pensez-vous encore passer devant le Real de Madrid ?
Faire la course contre le Real, ça me semble très compliqué. Etant donné qu’on a perdu 3-0 à l’aller, il faudrait les battre 4-0 pour prendre leur place. C’est pour ça que cette avant-dernière journée va être très importante. Un match nul ne serait pas un mauvais résultat mais, bien sûr, l’idéal, ce serait de gagner.
Quels sont vos souvenirs ici à San Siro ?
J’ai de très bons souvenirs. J’ai joué énormément de matches à San Siro. C’est certainement l’une des plus belles enceintes où j’ai joué. J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de résultats positifs ici. Il y avait le Trophée Berlusconi entre la Juve et le Milan AC qui donnait le tempo de chaque saison. C’est un privilège de jouer là.




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