Football

Piocelle : “On ne lâche jamais rien”

Propos recueillis par Syanie Dalmat, le mardi 1 décembre 2009 à 04:00

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Après sa lourde défaite devant Guigamp (4-1) vendredi, le club provençal veut se reprendre ce soir face à Metz.
Champion de France avec Nantes en 2001, Sébastien Piocelle est de retour dans l’Hexagone, après quatre ans en Italie, sous les couleurs d’Arles-Avignon, le promu qui bouscule la hiérarchie en Ligue 2.

FRANCE-SOIR. Vous attendiez-vous à un retour aussi réussi ?
SÉBASTIEN PIOCELLE. Quand on fait un choix, on a toujours envie que cela fonctionne. Arles-Avignon possède le plus petit budget de Ligue 2, alors forcément, on ne s’attend pas à retrouver le club à la 4e place ex aequo avec Nantes. Mais on a eu une force, c’est qu’on joue en équipe. On a de bons joueurs mais on joue en bloc et on ne lâche jamais rien. C’est l’esprit d’Arles-Avignon, un peu à l’image de notre entraîneur (NDLR : Michel Estevan), même si on joue au ballon, c’est l’état d’esprit qui prédomine.
 
L’effet de surprise commence à retomber, pensez-vous que les choses vont se compliquer pour vous ?

Au début, certaines équipes ont pu ne pas nous prendre au sérieux. Mais maintenant, on est un peu plus craints. Il est certain que l’effet de surprise est moindre, mais le plus important pour nous est de ne pas s’enflammer car l’objectif reste le maintien. Notre bon parcours peut donner des idées à nos supporteurs ou à certains dirigeants mais c’est à nous, les joueurs, de rester réalistes. Si on arrive à faire la part des choses, il faudrait vraiment que l’on ne soit pas professionnel pour ne pas se maintenir. On espère engranger le maximum de points possible avant la trêve.

Vos deux défaites de rang, et notamment celle contre Guingamp (4-1), vous inquiètent-elles ?
Non, au contraire, ça nous permet de nous jauger. Contre Tours on avait perdu 4-2 et derrière on a enchaîné une série de sept matches sans défaite. J’espère que notre revers contre Guigamp sera un mal pour un bien. C’est dans les moments comme ceux-là que l’on voit les bonnes équipes. On verra comment on réagit quand c’est difficile.

Un petit mot sur Metz, votre adversaire du jour…
On ne joue pas dans la même cour. Metz a un budget plus important et reste sur une série impressionnante (sept matches sans défaite). Mais cette équipe a des points faibles et si on met du rythme, on arrivera à les bouger. Maintenant, on sait que c’est un match à quitte ou double. J’espère qu’on va réagir et qu’on va avoir un peu d’orgueil.

Edition France Soir du mardi 1 décembre 2009 page 21

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