Les hôtesses, belles de Tour
Jolies et polyglottes. Quand elles font la bise sur le podium, les hôtesses demandent toujours au cycliste combien il compte en faire. « Du coup, on sait le dire dans toutes les langues », plaisante la belle Emmanuelle, qui remet le prix de la combativité pour la troisième année d’affilée. Depuis qu’un de ses baisers a failli déraper sur la bouche d’Alexandre Vinokourov, la blonde aux yeux verts se montre prudente… même si elle avoue céder de temps en temps quand les cyclistes fatigués demandent quatre bisous. « Dans ce cas, on laisse faire. Quatre, c’est la moyenne de toute façon », continue Emmanuelle, une prof d’EPS recrutée sur concours parmi 3.000 candidates avec Laura, une belle brune de 26 ans, assistante d’éducation.
Copine avec Richard Virenque
La majorité des hôtesses du Tour sont néanmoins embauchées grâce au bouche-à-oreille et alors qu’elles ne connaissent pas toujours le cyclisme. « L’important, c’est qu’elles aient l’esprit d’équipe », avance Sophie Moressee-Pichot, en charge du sponsoring chez LCL, qui délivre le précieux maillot jaune. Pas de critère de taille, d’âge ou de cursus scolaire, seuls comptent le sourire et la convivialité. « On a gardé Emmanuelle et Laura parce que c’étaient les plus ouvertes et les plus chaleureuses », justifie Pascale Mirikelam, la directrice communication de Brandt, partenaire du prix de la combativité. Julie, 21 ans, est hôtesse sur son premier Tour. « Je connaissais Richard Virenque qui m’en a parlé », explique cette grande blonde aux yeux bleus, mannequin depuis cinq ans. Dans sa combinaison à pois rouges, elle distribue bonjours et sourires et renseigne également les gens sur Carrefour, qui a racheté Champion, partenaire du maillot du meilleur grimpeur.
Des stylistes pour les tenues
Pour innover, la marque a décidé de faire appel à la styliste espagnole Agatha Ruiz de la Prada. « Elle a créé des tenues sportives et gaies, que tout le monde peut porter », précise Eric Marchyllie, le responsable sponsoring. Brandt, lui, s’est tourné vers un jeune couturier français, Eymeric François, qui a fait du sur mesure. « On voulait des robes encore plus glamour », expose la directrice de communication. De quoi ravir les cyclistes. « L’an dernier, au village, notre stand était rempli », assure Emmanuelle. Romain Feillu, maillot jaune en 2008, était un fidèle. « Mais maintenant, elles sont prises », regrette-t-il avec humour. Laura, elle, a fait fondre Gert Steegmans l’an dernier. Mais le coureur belge n’accompagnera pas sa belle cette année. Il s’est vu privé du Tour pour avoir refusé de signer la charte antidopage de son équipe Katusha.
© Les hôtesses, belles de Tour / Photo MaxPPP
France Soir
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