La France insoumise en crise suspendue à la décision de Jean-Luc Mélenchon

La France insoumise en crise suspendue à la décision de Jean-Luc Mélenchon

Publié le 10/06/2019 à 12:50 - Mise à jour à 13:03
© KENZO TRIBOUILLARD / POOL/AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Jean-Luc Mélenchon avait annoncé qu'après le 6 juin il préciserait ses intentions, alors que la France insoumise, marquée par l'échec des européennes, connaît depuis plusieurs jours des critiques internes et des départs. Ce lundi 10, son leader ne s'était toujours pas exprimé.

La France insoumise est-elle en passe de disparaître? S'il semble trop tôt pour être aussi catégorique, il est clair que le parti traverse la plus grosse crise interne de son histoire, avec l'idée de plus en plus persistante que son leader Jean-Luc Mélenchon pourrait partir.

La déconfiture aux européennes a mis au jour les critiques sur la ligne du parti et l'absence de débat ou de démocratie en son sein.

Il y a d'abord eu les déclarations de la députée FI Clémentine Autain fustigeant "l'état d'esprit polémique et clivant (qui) a sans doute pris le dessus sur la mise en avant de notre vision du monde et de nos propositions".

Voir: La députée Clémentine Autain (FI) s'en prend à la ligne politique de Jean-Luc Mélenchon

Puis la révélation d'une note interne signée par plusieurs dizaines de cadres soulignant que la dynamique de 2017 n'a pas su être entretenue et critiquant l'organisation du parti. Révélé par Le Monde, ce texte juge qu'"aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n’a été mise en place. (…) Les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes, dont on ne connaît même pas précisément la démarcation – prérogatives, champ d’action, identité, statut sans qu’ils aient pour autant reçu de véritable délégation de la part du mouvement pour le faire".

Enfin, samedi 8, l'ancienne responsable du programme de Jean-Luc Mélenchon Charlotte Girard, par ailleurs signataire de la note en question, a annoncé quitter le parti, pointant notamment le fait "qu'il n’y a pas de moyen de ne pas être d’accord".

Si personne ne s'est laissé aller à accuser nommément Jean-Luc Mélenchon, les critiques sur une tendance à invectiver les adversaires plutôt qu'à parler du projet semblent clairement le viser. Le silence du leader commence à se faire pesant pour le parti. "Je dirai mon appréciation du moment politique. Je proposerai une suite pour notre chemin et je dirai ce qu'il en sera pour moi" après le 6 juin et la rentrée des eurodéputés, a-t-il annoncé.

Mais depuis, rien ou presque. Sur son blog, jeudi 7 Jean-Luc Mélenchon a rappelé qu'après les européennes 2014, "le Front de gauche était à l'agonie". "Déjà à l’époque certaines voix inspirées proposaient la nécessité d’un «bing bang de la gauche» et diverses officines gauchistes prévoyaient la tenue d’improbables assises de refondation ou je ne sais quel de ces refrains répétitifs des mauvais jours", a-t-il critiqué.  Et de résumer les questions soulevées par la note interne à "l’occasion pour un rubricard de signer quelque chose pour justifier sa paye sans être obligé de travailler vraiment".

Lire aussi:

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Auteur(s): La rédaction de France-Soir


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Jean-Luc Mélenchon n'a toujours pas précisé ses intentions face à la crise de la France insoumise.

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