Facebook: le réseau social lance son bouton "anti-suicide" en France

Facebook: le réseau social lance son bouton "anti-suicide" en France

Publié le :

Vendredi 17 Juin 2016 - 14:39

Mise à jour :

Vendredi 17 Juin 2016 - 14:47
©Flickr Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Facebook a annoncé cette semaine le lancement de sa fonction "anti-suicide" en France et à l'international. Jusqu'alors réservé aux Etats-Unis et aux pays anglo-saxons, ce bouton d'alerte permettra aux internautes de signaler les messages qu'ils jugent alarmants en termes de risque de suicide ou d'auto-mutilation.

Accusé de favoriser la dépression chez certains en les exposant au bonheur virtuel des autres, Facebook veut prouver qu'il se soucie du bien-être de ses utilisateurs. Après la création d'outils aidant les internautes à se remettre après une rupture amoureuse, le réseau social a annoncé cette semaine le déploiement d'une fonction "anti-suicide" en France et à l'international. Jusqu'alors réservé aux utilisateurs des Etats-Unis et des pays anglo-saxons, ce bouton d'alerte permettra à chaque abonné Facebook de signaler les publications qu'il juge inquiétantes.

"Avec l'aide de ces nouveaux outils, si quelqu'un publie sur Facebook quelque chose qui vous inquiète, vous pouvez le contacter directement, ou vous pouvez nous le signaler", explique Facebook. Le procédé est le même que pour signaler un contenu inapproprié. "Nous avons des équipes dans le monde entier, qui travaillent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour passer en revue ces signalements". La personne ayant posté le message signalé recevra alors une notification indiquant: "Pouvons-nous vous aider? Quelqu'un qui a vu votre post pense que vous traversez peut-être une phase difficile. Si vous avez besoin d'aide, nous aimerions vous aider."  Il lui sera alors proposé de parler avec un ami, de contacter une assistance téléphonique ou encore de recevoir des astuces et des conseils.

Aussi louable soit-il, cet outil "anti-suicide" pourrait être mal perçu les internautes déprimés. "Le fait de signaler sur un réseau social à une personne qu'elle est en danger me semble être une intrusion. Donner des conseils applicables à tous est également délicat dans ce genre de cas", analyse ainsi une responsable de Suicide Ecoute au Figaro.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2014, une personne se suicidait toutes les 40 secondes dans le monde. En France, 25 malheureux mettent fin à leurs jours quotidiennement depuis 2012 en moyenne, soit 10.000 par an, selon les estimations de l'Observatoire national du suicide. 

 

Aussi louable soit-il, cet outil "anti-suicide" pourrait être mal perçu les internautes déprimés. "

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