Cuisine: les robots ne connaissent pas la crise

Cuisine: les robots ne connaissent pas la crise

Publié le :

Lundi 02 Février 2015 - 15:49

Mise à jour :

Samedi 14 Février 2015 - 00:06
Il est bien loin le temps du simple mixeur et de la cocotte minute. À présent les cuisines françaises s’équipent de robots ultra-modernes qui permettent à n’importe qui de s’improviser chef étoilé –ou presque.
©Gettyimages
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Ils hachent, mixent, tranchent, pétrissent et même cuisent. De plus en plus, ils trônent en bonne place sur les plans de travail de nos cuisines. Les robots culinaires ne connaissent pas la crise. Mieux, ils sont en plein essor depuis 2007 avec une augmentation des ventes de plus de 50%, selon le Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager (GIFAM).

Du simple mixeur au nouveau robot cuiseur multifonctions, 39 millions de Français en possèdent au moins un (enquête TNS Sofres), un chiffre qui n’est pas près de baisser, selon tous les indicateurs. Il faut dire que le marché est largement porté par l’engouement des Français pour la cuisine maison depuis quelques années. Emissions de télévision, magazines spécialisés, livres et cours de cuisine n’ont jamais aussi bien marché. 

De plus, les récents scandales alimentaires ont relancé l’intérêt des Français pour le fait-maison. Pour 94% d’entre eux, cuisiner est un plaisir. La qualité des produits, les préoccupations sanitaires et économiques sont autant de facteurs qui favorisent la vente des robots culinaires, une solution pour cuisiner facile avec des produits frais. 

Des robots qui cuisinent de A à Z

En 2013, le chiffre d’affaires de la vente de préparateurs culinaires était de 282 millions d’euros, selon le GIFAM, avec des ventes en hausse de 11%. Une réussite qui doit beaucoup à deux grandes catégories de robots plus modernes… et plus chers: les nouveaux robots multifonctions et les robots cuiseurs (kitchen machines).

Les robots multifonctions jouent les stars car aujourd’hui, comme tout vrai cordon bleu, un robot de cuisine doit savoir tout faire. Bourreaux des pommes de terre, terreurs des crèmes fouettées, ils tranchent, râpent, émincent les légumes d’une simple pression du doigt, mais aussi pressent les agrumes, pétrissent la pâte, réalisent des jus de fruits, etc. 

Mais le choix de son robot multifonctions doit être bien réfléchi car sur le papier, peu de choses semblent distinguer le robot d’entrée de gamme (environ 45 euros pour le MoulinexDJ600A32) de son grand frère de qualité quasi-professionnelle (plus de 500 euros pour les meilleurs modèles de Magimix ou Kitchenaid). 

Les fonctions semblent à première vue les mêmes mais les produits haut de gamme misent sur une prise en main plus aisée, plus d’options, plus de puissance et surtout des bols plus grands pour réaliser tout un plat en quelques minutes. Il est également impératif de vérifier quels accessoires (et donc quelles fonctions) sont fournis à l’achat du robot.

La dépense ne semble pas rebuter les consommateurs puisque ce sont les produits à forte valeur ajoutée qui boostent le marché, selon le GIFAM. Dans cet esprit, la deuxième catégorie, qui a le vent en poupe, sont donc les "kitchen machines", ou robots cuiseurs, malgré des prix qui dépassent parfois les 1.000 euros. 

Mais il ne s’agit plus ici d’éplucher des concombres. Avec ces engins, il n’y a qu’à mettre les ingrédients dans le bol et à lancer son programme pour réaliser rapidement des plats réservés aux restaurateurs ou aux cordons bleus. À condition d’avoir au préalable sorti le porte-monnaie pour le robot mais aussi pour ses nombreux accessoires parfois optionnels. D’autres modèles plus abordables (entre 300 et 500 euros) permettent de simplement hacher les aliments puis de les cuire. Encore une fois, un œil attentif sur les options disponibles est nécessaire.

Les produits de luxe ont la cote

Malgré ces prix élevés, les robots multifonctions et robots cuiseurs ont de beaux jours devant eux. Les chiffres du GIFAM témoignent de cet engouement pour les produits de luxe. Les chiffres montrent que si le nombre de modèles achetés progresse doucement et de manière continue, la valeur des produits vendus, grimpe, elle de 17%. En effet 80% des acheteurs de robots recherchent une qualité professionnelle, selon TNS Sofres. 

Sur Internet, les blogs consacrés aux recettes uniquement réalisées avec les modèles les plus populaires (Kenwood Cooking ChefVorwerk Thermomix) fleurissent. Les apprentis chefs ne tarissent d’ailleurs pas d’éloges sur leurs commis mécaniques. 

Près d’un tiers des détenteurs de ces machines se les sont fait offrir lors des fêtes de fin d'année. Finies donc la cuisine-corvée et la crainte de commettre un impair en offrant un accessoire de cuisine à ses proches.

 

 

Les robots cuiseurs sont les nouvelles stars des cuisines.


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