Les parfums aphrodisiaques, vendus dans le commerce, ne renforceraient pas l'attraction sexuelle

Sans effet

Les parfums aphrodisiaques, vendus dans le commerce, ne renforceraient pas l'attraction sexuelle

Publié le :

Mercredi 08 Mars 2017 - 11:17

Mise à jour :

Mercredi 08 Mars 2017 - 11:36
Présentés comme aphrodisiaques à la vente, certains parfums n'auraient finalement aucun effet sur l'être humain. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont analysé deux substances, vendus depuis une vingtaine d'années comme des phéromones humaines: l'androstadienone et l'estratetraenol.
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Certains parfums sont présentés comme aphrodisiaques: il n'en serait rien. Selon une étude australienne, dont les résultats ont été publiés dans la revue Royal Society Open Science, ces fragrances, censées provoquer une attirance sexuelle entre deux personnes, n'auraient finalement aucun effet sur l'être humain. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont analysé deux substances, commercialisées depuis une vingtaine d'années comme des phéromones humaines: l'androstadienone et l'estratetraenol. Dans le commerce, elles sont vendues sous la forme de parfums, d'eau de Cologne ou de concentrés non parfumés.

Tout d'abord, ils ont exposé 94 hétérosexuels (43 hommes et 51 femmes) aux deux phéromones pendant une journée et à un parfum témoin le lendemain. Les participants à l'étude étaient, à chaque exposition, invités à regarder des photos de visages neutres (cheveux cachés, sans maquillage) pour déterminer s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme. Puis, pour les photos d'individus du sexe opposé, ils devaient évaluer leur potentiel séducteur et leur degré d'infidélité.

Sans grande surprise pour les chercheurs, "les résultats concordent avec ceux d'autres études expérimentales qui suggèrent que l'androstadienone et l'estratetraenol ont peu de chances d'être des phéromones humaines". Malgré tout, il ne serait pas impossible que des phéromones sexuelles affectent notre évaluation de la séduction ou de l'infidélité. Mais pour eux, il est "très peu probable" qu'il s'agisse des deux substances étudiées.

Ce n'est pas la première fois que les parfums "aphrodisiaques" suscitent la curiosité des chercheurs. Dans une étude datant de mars 2015, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B, le biologiste Tristam Wyatt de l'Université d'Oxford (Royaume-Uni) avait déjà affirmé que l'origine humaine des phéromones vendues dans le commerce ne reposait sur aucun raisonnement scientifique. 

Dans le commerce, les phéromones "humaines" sont vendues sous la forme de parfums, d'eau de Cologne ou de concentrés non parfumés.

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