Marseille: la municipalité va agir pour limiter le nombre de restaurant de kebabs ou de "taxiphones" dans le centre-ville

Marseille: la municipalité va agir pour limiter le nombre de restaurant de kebabs ou de "taxiphones" dans le centre-ville

Publié le :

Jeudi 29 Juin 2017 - 09:03

Mise à jour :

Jeudi 29 Juin 2017 - 09:05
La ville de Marseille a adopté lundi 26 une résolution visant à limiter dans le centre-ville le nombre de kebabs ou de commerce de téléphonie. La municipalité va préempter les espaces vacants pour essayer d'attirer des enseignes jugées plus "qualitatives".
©Boris Horvat/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La municipalité ne cherche absolument pas à dissimuler la cible de son projet. Le conseil municipal de Marseille a adopté lundi 26 une délibération mettant en place un "périmètre de sauvegarde" dans le centre-ville de la cité phocéenne avec comme objectif de limiter au maximum "certains types de de commerce comme les snacks et les magasins de téléphonie" selon les propos de la majorité LR.

Dans le collimateur en effet, les restaurant de types "kebabs" qui sont largement représentés dans le triangle formé par les rues Breteuil, de Rome et le boulevard Paul Peytral. Dans cette zone en plein cœur de Marseille, environ 15% des espaces commerciaux sont inoccupés –un chiffre très élevé– et les enseignes de sandwicheries rapides, de "taxiphones" (ces commerces où l'on peut utiliser Internet ou appeler à l'étranger à un tarif modéré) ou les bazars sont nombreux. Or la ville assume: elle souhaite faire venir d'autres commerces, comme de la restauration "de qualité" et des artisans.

Concrètement, Marseille va utiliser sont droit de préemption commerciale conformément l'article 58 de la loi du 2 août 2005. Cela lui permettra, à chaque fois qu'un espace commercial se met en vente, et donc se libère, de l'acheter prioritairement. Cela permet d'une part d'éviter qu'un des commerces jugés nuisibles ne s'y installent, tout en choisissant ensuite à quel type de professionnel la ville mettra à disposition le lieu ainsi préservé.

Or, cette stratégie nécessite deux conditions qui sont encore loin d'être garanties. Primo, pour préempter, encore faut-il que des commerces soit à céder. Secundo, il faudra dans un premier temps trouver des professionnels qui accepteront de s'installer dans un secteur qui restera à court terme encore largement dominé par les enseignes dont la ville voudrait bien limiter le nombre.

La question préoccupe en tout cas la municipalité depuis longtemps, puisque le vote de la résolution de lundi n'est que la conséquence d'un projet initial lancé en février.

Le centre-ville de Marseille comprend de nombreux restaurant de kebabs et des commerces de téléphonie.


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