5 châteaux cathares (DIAPORAMA)

Languedoc-Roussillon

5 châteaux cathares (DIAPORAMA)

Publié le :

Jeudi 23 Juillet 2015 - 14:20

Mise à jour :

Vendredi 04 Septembre 2015 - 09:44
Mêlant mythe et mysticisme, les châteaux cathares de la région des Corbières (Languedoc-Roussillon) permettent de (re)découvrir tout un pan de l’Histoire de France. "FranceSoir" vous propose de partir à la découverte de cinq d'entre eux.
©Wikimedia Commons
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Les châteaux cathares doivent leur nom à un culte rival du catholicisme qui a essaimé dans le Sud-Ouest de la France au Moyen-âge et contre lequel le pape Innocent III a déclenché une croisade, dite "des Albigeois" (1208-1229). Une fois les "Parfaits" –les chefs de file du clergé cathare– vaincus, Saint Louis fait raser leurs châteaux. Il les remplace par un important réseau de fortifications, perchées sur les lignes de crêtes, défendant la frontière sud du royaume alors toute proche. FranceSoir  vous propose une sélection de ces citadelles d’un autre temps.

Quéribus, le dernier bastion

Perché à plus de 700 mètres d’altitude, le château de Quéribus est situé sur la commune de Cucugnan (Aude), à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Perpignan. Un temps détenu par le royaume d’Aragon, il redevient français à la fin du XIIe siècle et prend fait et cause pour les cathares. Il sera la dernière place hérétique à être conquise par Saint Louis en 1255, onze ans après la chute de Montségur. Pièce maîtresse de la défense la frontière sud du royaume de France, Quéribus est réputé pour son donjon polygonal. Du haut de ses remparts, le panorama permet d’observer à la fois les Pyrénées, la Méditerranée et la plaine du Roussillon.

> Ouvert toute l’année, de 3,5 à 6,5 euros.

Puivert, l’étendu

Très bien conservé, le château de Puivert est situé sur la commune du même nom, à la limite des départements de l’Aude et de l’Ariège, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Perpignan. Il fut assiégé en 1210 et pris, en trois jours seulement, par un lieutenant du redoutable croisé Simon IV de Monfort. Doté d’une immense cour intérieure (3.200m²) le château comporte un donjon haut de 32 mètres et abritant cinq salles. La chapelle et la "salle des Musiciens", aux 3ème et 4ème étages, sont remarquables pour leur architecture typique du Moyen Age. La vue sur les environs du haut du donjon est superbe.

> Ouvert toute l'année, de 3 à 5 euros.

Puilaurens, le méridional

Perchée sur un éperon rocheux à près de 700 mètres d’altitude, l’ancienne place forte cathare de Puilaurens a longtemps été la forteresse la plus au sud de la France et a abrité de nombreux hérétiques. Une fois le château passé dans le giron de la couronne française, vers 1250, Saint Louis y fit installer la plus forte garnison de toute la frontière sud. Son accès en chicanes, son donjon et ses courtines crénelées sont l’expression de ce qui se faisait alors de mieux en matière de fortifications. Sans oublier sa tour dite "de la Dame blanche", dont une légende raconte que la petite-nièce du roi Philippe le Bel vient parfois hanter les créneaux…

> Ouvert du 1er février au 15 novembre, de 3 à 5 euros.

Arques, le gothique

Probablement érigé aux alentours de l’an mille, le château d’Arques (50km au sud-est de Carcassonne) appartenait à un proche de Guillaume de Peyrepertuse, chef de file cathare. Pris et incendié en 1217 par Simon IV de Monfort, en même temps que le village attenant, il a été offert à l’un de ses lieutenants par le baron croisé. Le château fut ensuite reconstruit à la fin du XIIIe siècle et achevé au début du siècle suivant. Le château est dominé par un donjon haut de 25 mètres et de style gothique, alliant confort des occupants et capacités militaires défensives. Au centre du bourg d’Arques, situé à quelques centaines de mètres, un petit musée du catharisme peut également être visité (5 euros).

> Fermé de mi-novembre à début mars, de 3 à 6 euros.

Peyrepertuse, le vivant

Place forte construite sur un éperon rocheux culminant à plus de 800 mètres, le château de Peyrepertuse (25km de Perpignan) s’étale sur 300 mètres de long et plus d’un hectare de superficie. Soumis lors de la croisade des Albigeois, il devint propriété française en 1240 et formait alors, avec le château de Quéribus distant de 5 kilomètres, un verrou stratégique pour protéger le sud du royaume. Le château comprend une enceinte basse dotée d’un donjon, une enceinte médiane et enfin le donjon Saint-Jordi. Il revit chaque année à l’occasion d’un festival médiéval en août, au cours duquel des figurants animent les remparts et un village d’époque reconstitué.

> Ouvert toute l’année, de 3,50 à 12 euros (les tarifs augmentent pendant le festival médiéval).

Le château de Peyrepertuse, fief cathare, devint propriété française en 1240.

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