5 conseils pour décrypter les étiquettes alimentaires

Pour y voir clair

5 conseils pour décrypter les étiquettes alimentaires

Publié le :

Mercredi 28 Janvier 2015 - 15:08

Mise à jour :

Samedi 07 Février 2015 - 11:42
Les étiquettes des produits de la grande distribution peuvent vite apparaître comme du chinois aux yeux du consommateur qui n'est pas un expert en nutrition. "FranceSoir" vous donne quelques conseils pour vous permettre de déceler les informations importantes et ne pas vous faire avoir par les jolis emballages et les slogans des entreprises agro-alimentaires.
©Durand Florence/Sipa
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Essayer de manger de bons produits c'est bien, mais ce n'est pas toujours facile de savoir ce qu'on va mettre dans son assiette quand on s'approvisionne dans les supermarchés.

Des ingrédients écrits en tout petit, des inscriptions codées, voire contradictoires avec le devant du paquet: pas facile de discerner le faux du vrai dans les grandes surfaces. "FranceSoir" vous donne quelques conseils pour vous aider à faire le tri.

Regarder la liste des ingrédients

Les fabricants doivent obligatoirement indiquer au dos de leurs produits emballés la liste des ingrédients qui les composent. Les premiers éléments qui apparaissent dans la liste sont ceux dont la quantité est la plus importante. Prudence donc si le sucre est en tête. En outre, plus la liste des composants est longue, plus le produit a été transformé.

De très nombreux produits commercialisés par la grande distribution comprennent dans leurs composants des additifs. Vous retrouverez souvent des colorants (série E100), des conservateurs (série E200), des antioxygènes (série E300), des émulsifiants, stabilisants, épaississants et gélifiants (série E400).

S'il faut varier son alimentation, il est conseillé de manière générale de consommer les produits qui comprennent le moins d'additifs possible.

Comprendre le tableau des informations nutritionnelles

Les femmes soucieuses de leur silhouette ne sont pas les seules à jeter un œil au tableau récapitulatif des valeurs nutritionnelles des aliments emballés. La législation européenne oblige les entreprises de l'Union européenne à justifier de la présence des nutriments dont ils revendiquent en grosses lettres les bienfaits.

Les tableaux nutritionnels vous indiquent toujours l'apport calorique de l'aliment. Il est mentionné par un chiffre en "kcal" (kilocalories) et parfois doublé de la mention "kj" (kilojoules, mesure légale de l'énergie dans le système métrique). Plus il y a de calories dans un aliment, plus il est salé, sucré et/ou gras. A noter que les lipides correspondent aux matières grasses.

Les étiquettes comportent également les apports journaliers recommandés (AJR). Ils permettent de couvrir les besoins en vitamines et minéraux et ne sont pas spécifiques à une catégorie de population (contrairement aux ANC ou Apports nutritionnels conseillés définis pour la France par l’ANSES). On peut toutefois trouver des apports journaliers recommandés pour les hommes et pour les femmes.

Savoir ce que veulent dire les allégations "naturel", "artisanal"…

Les normes françaises et européennes empêchent les producteurs d'inscrire des allégations mensongères sur les produits, mais certaines marques s'arrangent un peu avec la vérité.

Les produits étiquetés "naturels", "frais", "artisanaux", etc. ne signifient pas que le produit l'est à 100%. Le produit dit "frais" doit néanmoins avoir été fabriqué depuis moins de 30 jours, présenter au moment de la vente les mêmes caractéristiques qu’à la production, ne pas avoir été conservé grâce à l’emploi d’un traitement (sauf la réfrigération et la pasteurisation) ou l'ajout de conservateurs.

Celui estampillé "sans sucre ajouté" n’a pas reçu de sucres supplémentaires lors de sa fabrication, mais il peut en contenir naturellement. Dans ce cas, la mention "sucre" ne doit pas apparaître dans la liste des ingrédients. 

Dernier exemple, un aliment garanti "riche en vitamines, minéraux, fibres…" est censé contenir au moins deux fois plus de vitamines, de minéraux ou de fibres que les produits reconnus comme sources de ces mêmes nutriments.

Prendre connaissance des allergènes

Les personnes allergiques le savent, il ne faut pas rire avec les intolérances alimentaires, car certaines peuvent être mortelles. L'Union européenne est venue fixer une liste de produits dits allergènes dont la mention doit obligatoirement être précisée, même si le produit n'est présent que sous forme de traces ou de résidus. Y figurent notamment l'arachide, le lait, l'œuf, le gluten, les fruits à coque… de quoi rassurer (un peu) les personnes allergiques.

Bien regarder la date de péremption

L'étiquetage comporte l'inscription, sous la responsabilité du conditionneur, d'une date jusqu'à laquelle la denrée conserve ses propriétés dans des conditions de conservation appropriées.

Il faut faire la différence entre la date limite de consommation (DLC) et la date limite d'utilisation optimale (DLUO). 

La DLC est indiquée par la phrase "A consommer jusqu'au…". Ce type de mention concerne tous les produits très périssables et susceptibles, une fois ouverts, de présenter un danger pour la santé humaine.

La DLUO, elle, est réservée aux produits peu périssables (chocolat, biscuits, huiles…). Elle est indiquée par la mention "A consommer de préférence avant le/fin…". Jusqu'à la date indiquée, le produit conservé dans des conditions de conservation adéquates garde toutes ses propriétés de goût et de texture. Une fois la date dépassée, le produit peut encore être consommé quelque temps après car il ne présente pas de danger pour la santé.

 

 

 

Bien savoir lire les étiquettes des produits, c'est mieux savoir ce qu'il y a dans votre assiette.

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