Choix politiques: les événements de l'enfance et l'éducation reçue responsables?

Psychologie sociale

Choix politiques: les événements de l'enfance et l'éducation reçue responsables?

Publié le :

Vendredi 19 Mai 2017 - 17:56

Mise à jour :

Vendredi 19 Mai 2017 - 18:03
Des scientifiques ont publié mercredi les résultats d'une étude menée dans l'optique de comprendre à quel point l'enfance avait une importance sur les opinions politiques des citoyens, à l'âge adulte.
© Behrouz MEHRI / AFP
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Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

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"Dis-moi qui tu aimes, je te dirai qui tu es" écrivait le psychologue Marc Pistorio en 2015. "Dis-moi quelle éducation tu as reçue, je te dirai pour qui tu votes": c'est, en quelque sorte, le problème que se sont posés des scientifiques de l'unité 960 "Laboratoire de Neurosciences Cognitives" de l'Inserm. Et ils ont même répondu à ce problème après une étude poussée auprès de la population française et dans 46 autres pays européens.

Des chercheurs ont en effet essayé de comprendre comment les choix politiques des adultes étaient définis et si les événements remontant à l'enfance des électeurs, le milieu dans lequel ils ont grandi, l'éducation qu'ils ont reçue, avaient une portée à ce niveau-là. Les résultats de ces recherches ont été publiés mercredi 17 dans la revue Evolution and Human Behavior, ainsi que sur le site de l'Inserm.

La réponse est oui. L'environnement dans lequel grandira un enfant influencera plus tard les hommes ou femmes politiques dans lesquels il aura confiance. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont demandé à des enfants de choisir des images représentant des visages modélisés avec des traits de caractères différents: confiance, dominance, autoritaire… Et ceux qui ont grandi, ou grandissent, dans des conditions socio-économiques plus défavorables que leurs camarades ont opté pour la dominance et non la confiance. Même chose pour le niveau de pauvreté précoce.

Pour terminer, les chercheurs ont donné l'affirmation suivante aux différents sujets: "Je pense qu’avoir à la tête du pays un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections est une bonne chose". Le but de l'exercice étant, pour les sondés, de dire à quel point ils étaient d'accord avec cette phrase qui indique un comportement politique autoritaire. Là encore, la pauvreté a joué un rôle important puisque plus les personnes interrogées avaient grandi dans une situation économique difficile, plus elles se trouvaient en adéquation avec ce principe. Une étude qui cherche ainsi à justifier la montée de l'extrémisme à travers l'Europe.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

Les choix politiques des adultes remontent, selon cette étude, à l'enfance.

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