Des vaccins au gazole: tout ce qui change pour vous au 1er janvier

Des vaccins au gazole: tout ce qui change pour vous au 1er janvier

Publié le :

Mardi 02 Janvier 2018 - 14:50

Mise à jour :

Mardi 02 Janvier 2018 - 14:50
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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- FORTE HAUSSE DES TARIFS RÉGLEMENTÉS DU GAZ :

Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier. En cause ? L'augmentation de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), qui passe de 5,88 euros par mégawattheure (mWh) consommé à 8,45 euros/MWh du fait de la hausse au 1er janvier de la contribution climat énergie (sorte de taxe carbone), une de ses composantes.

Hors taxes, les tarifs augmenteront en moyenne de 2,3% au 1er janvier, reflétant la hausse des prix du gaz sur les marchés de gros. Cette hausse sera de 2,4% pour les consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer, de 0,7% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson et de 1,4% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude.

 

- CHÈQUE ÉNERGIE :

Les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz sont remplacés par le chèque énergie. Il devrait aider 4 millions de ménages en situation de précarité à payer leurs factures. D'un montant moyen de 150 euros en moyenne en 2018, il sera versé au printemps.

 

- RÉFORME DU STATIONNEMENT :

Les automobilistes qui rechignent à nourrir l'horodateur devront y réfléchir à deux fois car ce sont désormais les maires qui fixent librement le montant des pénalités en cas d'infraction. Les villes fixent désormais le "forfait post-stationnement", qui remplace l'amende, le stationnement étant désormais dépénalisé.

Cette réforme, datant de 2014, doit encourager les automobilistes à payer le stationnement, plutôt que de risquer une amende. Les communes promettent des contrôles beaucoup plus fréquents avec, à la clé, une meilleure rotation des véhicules sur les places de parking, et moins d'embouteillages dans les centres-villes. Dans les métropoles, 20% des véhicules en circulation cherchent une place de stationnement. La recette annuelle du stationnement en voirie est d'environ 500 millions d'euros, et pourrait être doublée avec la réforme.

 

- HUIT NOUVEAUX VACCINS OBLIGATOIRES POUR LES ENFANTS :

Après un vif débat, le passage de trois à onze vaccins obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 a pris effet lundi. Huit vaccins auparavant recommandés deviennent obligatoires : coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole (ROR), hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Trois l'étaient déjà : diphtérie depuis 1938, tétanos depuis 1940 et poliomyélite depuis 1964, groupés sous l'appellation "DTP".

Ces onze vaccins seront indispensables à l'enfant pour être admis en collectivité (crèche, école...). Pour laisser un temps d'adaptation, les premières vérifications n'auront lieu qu'à partir du 1er juin. L'argument premier des autorités de santé est la baisse du taux de couverture vaccinale et la réapparition de certaines maladies. Les anti- vaccins les jugent dangereux (notamment en raison de leurs adjuvants, particulièrement l'aluminium) et se méfient des laboratoires, accusés de privilégier la rentabilité à la santé des enfants.

 

- ENFANTS PRIVÉS DE PUB SUR LE SERVICE PUBLIC :

Les publicités sont désormais interdites avant, pendant et après les émissions destinées aux enfants de moins de douze ans sur les chaînes du service public. Elle s'applique également à tous les messages diffusés sur les sites internet de France Télévisions qui proposent des programmes destinés aux enfants de moins de douze ans. Une mesure votée au nom de la lutte contre l'obésité infantile. France Télévisions a estimé le manque à gagner lié à cette mesure entre 15 et 20 millions d'euros.

 

- HAUSSE DU FORFAIT HOSPITALIER :

Inchangé depuis 2010, le forfait hospitalier a augmenté de deux euros par jour pour passer à 20 euros (15 euros en psychiatrie contre 13,50 euros). Cette participation forfaitaire, non remboursée par la Sécurité sociale, est facturée pour tout séjour dans un établissement de santé supérieur à 24 heures, jour de sortie compris. Cette dépense sera prise en charge par les complémentaires santé pour les patients qui en disposent.

 

- CALCUL DES ALLOCATIONS FAMILIALES :

Les plafonds de ressources utilisés pour calculer le montant des allocations familiales et d'autres prestations (complément familial, prestation d'accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire) sont revalorisés de 0,2%.

 

- HAUSSE DU PRIX DU GAZOLE :

Les prix à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l'essence. Le gouvernement entend continuer de rapprocher les prix entre le gazole et l'essence, et d'aligner leur fiscalité d'ici à 2021.

 

- PRIME À L'AUTO :

Le gouvernement offre 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les Diesel) pour en acheter une récente. Cette "prime à la conversion" montera à 2.500 euros pour l'achat d'un modèle électrique. Objectif: sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018.

 

- PRÉLÈVEMENT FORFAITAIRE UNIQUE SUR L'ÉPARGNE :

Un prélèvement forfaitaire unique de 30% est mis en place sur les revenus mobiliers, à l'exception du Livret A, du PEA (épargne en actions), des contrats d'assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. Les plans épargne-logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.

 

- DIAGNOSTICS LOGEMENTS :

Les propriétaires vont devoir fournir à leurs locataires deux diagnostics supplémentaires sur l'état des installations électriques et de gaz.

 

- PRIX DU TABAC :

Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d'ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement.

 

- JOUR DE CARENCE :

Engagement de campagne d'Emmanuel Macron, le jour de carence (arrêt maladie seulement rémunéré à partir du deuxième jour) est rétabli pour les fonctionnaires. Très décrié par les syndicats de fonctionnaires, il avait été mis en place en janvier 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy et supprimé par François Hollande en janvier 2014.

 

- RÉGIME SOCIAL DES INDÉPENDANTS :

Les indépendants verront leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d'assurance maladie et maternité).

 

- MAYOTTE PASSE AUX 35 HEURES :

Les Mahorais passent aux 35 heures, au lieu de 39. Les entreprises de moins de 20 salariés auront cependant encore un an pour se préparer. Les habitants de Mayotte vont aussi bénéficier de certaines conventions collectives, de la rupture conventionnelle, de la prime de précarité.

De nombreuses évolutions (et hausses) débutent au 1er janvier 2018.

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