Don d'organes: il est désormais possible de faire part de son refus en ligne, mode d'emploi

Don d'organes: il est désormais possible de faire part de son refus en ligne, mode d'emploi

Publié le :

Lundi 23 Janvier 2017 - 15:59

Mise à jour :

Lundi 23 Janvier 2017 - 16:10
Désormais chaque Français est considéré comme un donneur d'organes présumé. Toutefois, pour celles et ceux qui veulent faire part de leur opposition, ils doivent s'inscrire sur le registre national des refus, accessible depuis ce lundi.
©Swoan Parker/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Depuis le 1er janvier, tous les Français sont considérés comme donneurs d'organes. Sauf s'ils ont fait part de leur opposition en s'inscrivant sur le registre national des refus, tenu par l’Agence de la biomédecine (ABM). Jusqu'à présent, cette démarche pouvait se faire uniquement par courrier mais peut désormais se faire en ligne sur un site Internet, accessible depuis ce lundi 23. Pour s'y inscrire, il suffit de remplir un formulaire et de préciser à quel(s) geste(s) la personne concernée s'oppose: greffe d’organes et/ou de tissus à visée thérapeutique, prélèvements pour la recherche scientifique ou autopsie médicale non judiciaire. Enfin, l'internaute doit joindre une pièce d'identité officielle à sa déclaration. Une confirmation d'inscription pourra alors être envoyée par e-mail ou par courrier.

Pour celles et ceux qui l'ignorent, il est possible de faire machine arrière au cours de sa vie. Ainsi, le site Internet permet de modifier ou d'annuler son inscription en indiquant son numéro de dossier dans un formulaire spécifique ou bien en transmettant sa pièce d'identité en format électronique. La demande peut également être envoyée par courrier. Selon les dernières informations divulguées, le registre national des refus, créé en 1998, regroupait 150.000 noms en décembre 2016. 

Dans le cas où le défunt ne se serait pas inscrit sur le registre, les médecins demanderont alors à la famille sa volonté. Dans les faits, les proches pourront présenter au médecin un témoignage écrit et identifiable (nom, adresse, date de naissance) préalablement rédigé par le défunt. Ils pourront également rapporter un témoignage oral d'opposition, qu'ils devront alors retranscrire par écrit et signer. Concrètement, ils pourront donc toujours s'opposer mais uniquement s'ils ont la certitude que c'était la volonté du défunt et non dans le doute. Un faux témoignage par supposition, même s'il reste théoriquement possible, reviendrait donc à ne pas respecter la loi ou les paroles du défunt.

Pour l'Agence de biomédecine, s’inscrire sur le registre national des refus "permet ainsi d'éviter à ses proches de vivre une situation douloureuse qui viendrait s’ajouter au deuil". Au total, 5.746 organes ont été greffés en 2015, soit une augmentation de 7% par rapport à 2014. Mais encore aujourd'hui, plus de 20.000 personnes sont en attente de greffe. 

 

Depuis le 1er janvier, tous les Français sont des "donneurs par défaut".


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