Embouteillages en Ile-de-France: les automobilistes bientôt payés pour laisser leur voiture au garage?

Embouteillages en Ile-de-France: les automobilistes bientôt payés pour laisser leur voiture au garage?

Publié le :

Lundi 18 Septembre 2017 - 12:52

Mise à jour :

Lundi 18 Septembre 2017 - 13:01
Dans le cadre du projet du Grand Paris et pour éviter les embouteillages, les automobilistes franciliens pourraient bientôt être rémunérés s'ils acceptent de ne pas prendre leur voiture. Un système déjà appliqué à Rotterdam et testé cet été à Boulogne-Billancourt.
©PFG/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Etre payé pour ne pas prendre la voiture. L'idée qui peut paraître saugrenue pourrait pourtant bien voir le jour en Ile-de-France plus tôt qu'on ne le croit. Les acteurs du projet du Grand Paris réfléchissent en effet à cette option afin de limiter les embouteillages dans la capitale et ses alentours. Le système a été testé cet été auprès d'une cinquantaine d'habitants de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et les résultats de cette expérimentation ne devraient pas tarder, révélait dimanche 17 Le Figaro.

Cette incitation à prendre les transports en commun ou à recourir au covoiturage contre une gratification a déjà été menée à Rotterdam (Pays-Bas). Selon la société néerlandaise Egis qui a piloté le projet, il suffit de réduire d'environ 8% à 10% le nombre de véhicules pour fluidifier le trafic aux heures de pointes. Et rémunérer les automobilistes y a permis de faire baisser ce chiffre de 5% à 10%.

Pour cela, les automobilistes étaient rémunérés directement à hauteur de 3 euros ou par un crédit de 3,50 euros pour les transports en commun pour chaque trajet en voiture évité entre 6h et 9h puis entre 15h30 et 18h30, soit un gain possible d'environ 120 euros par mois. Un système de détection des plaques d'immatriculation permettait de recenser les voitures qui roulaient ou non.

A grande échelle, ce système représenterait plusieurs millions d'euros de subventions à financer chaque année pour les pouvoirs publics. Mais entre l'impact des retards sur la productivité, le gâchis de carburant, la hausse des prix des produits transportés par la route, le bilan financier des embouteillages se chiffrerait en milliard d'euros annuels, sans compter la pollution.

Réduire de 8% à 10% le nombre de véhicules suffirait à fluidifier le trafic aux heures de pointe.


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