Epilepsie: presque un dixième des Français croient à une origine "surnaturelle" de la maladie

Epilepsie: presque un dixième des Français croient à une origine "surnaturelle" de la maladie

Publié le :

Vendredi 07 Octobre 2016 - 07:23

Mise à jour :

Vendredi 07 Octobre 2016 - 07:25
Maladie méconnue, qui fait peur, voir qui choque ceux qui sont témoins d'une crise: l'épilepsie génère beaucoup d'idées reçues. Certaines en sont même farfelues voire discriminantes.
©Petillot/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C’est un sondage qui montre les progrès restant à accomplir pour faire mieux connaître en France une pathologie qui touche presque 1% de a population (600.000 personnes), mais qui fait pourtant peur. Une étude sur 999 sondés commandée par la Fondation française pour la recherche sur l’épilépsie démontre en effet un petit florilège d’idées reçues sur la maladie.

Lorsque l’on demande aux Français de définir précisément ce qu’est l’épilépsie, ils ne sont que 29% à expliquer qu’il s’agit d’une maladie du cerveau, la seule bonne réponse. La moitié des personnes interrogées pensent qu’il s’agit d’une maladie "nerveuse" (e qui est faux) et 2% croient que c’est une maladie mentale, ce qui est égalemet faux.

Quant aux causes de la maladie, les idées reçues sont encore tenaces, voire troublantes. 71% des interrogés pensent que le stress a un impact, 67% qu’un excès de jeu vidéo peut favoriser l’apparition de la maladie, 29% évoquent la "folie" et 26% une cause virale ou bactérienne. Autant d’erreurs commises par l’opinion. Mais que dire alors des 9% de Français qui pensent ni plus ni moins que l’épilépsie  une cause "surnaturelle".

Idem pour la question des traitements puisque 52% des Français pensent que l’épilépsie peut se contrôler par les médecines parallèles, et 68% par le yoga et la méditation. Or, seule la prise d’anticonvuslif, qui permettent de réduire voire de stopper les convulsions involontaires, ont donné des résultats notables.

Et si les personnes qui souffrent d’épilepsie peuvent rencontrer des difficultés dans leur vie quotidienne, ils risquent hélas de ne pas être aidés par la méconnaissance de l’opinion publique sur leur maladie puisque 70% des sondés pensent qu’un épileptique ne peut pas exercer n’importe quel métier et 45% estiment qu’ils ne peuvent pas conduire de voiture. Pour rappel, hormis les professions de personnels navigants des compagnies aériennes, de chauffeur de poids lourds, de conducteur de transport en commun, de plongeur ou de maître nageur, aucun métier n’est formellement interdit aux épileptiques.

 

L'épilepsie est une maladie de cerveau qui n'a pas de cause microbienne ou psychiatrique.


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