Etiquettes, labels, ingrédients: comment choisir ses cosmétiques?

Etiquettes, labels, ingrédients: comment choisir ses cosmétiques?

Publié le :

Jeudi 08 Juin 2017 - 13:04

Mise à jour :

Jeudi 08 Juin 2017 - 15:17
©Flickr/Creative Commons
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Parmi les nombreux produits cosmétiques disponibles dans le commerce, il en existe des sains et sûrs comme d'autres contenant des substances controversées, a dévoilé ce jeudi "60 Millions de consommateurs" qui propose des méthodes pour décrypter la liste des ingrédients.

Dans un numéro hors-série paru ce jeudi, 60 Millions de consommateurs dresse une liste des 150 produits cosmétiques et 77 ingrédients entrant dans leur fabrication selon leur degré de dangerosité. Le magazine donne aussi quelques clés afin de déchiffrer des étiquetages et sigles souvent complexes.

> La part des choses

Selon la norme INCI (International Nomenclature of Cosmetics Ingredients), les produits cosmétiques doivent afficher l'ensemble de leurs composants. Le naturel étant à la mode, beaucoup de marques le mettent en avant sur les emballages. Mais cela ne signifie pas qu'il s'agit de l'ingrédient principal. La réglementation n'impose pas que les taux soient mentionnés mais que les substances soient listées par ordre décroissant de leur concentration dès lors qu'elle représente au moins 1%. "Si l'aloe vera arrive en fin de liste alors qu'il a été mis en avant sur l'emballage, on a clairement affaire à du marketing abusif", prévient 60 Millions de consommateurs. Une liste courte est également bon signe.

> Du latin et de l'anglais

La norme impose que les substances naturelles qui n'ont subi aucune transformation soient mentionnées en latin (butyrospermum parkii, argania spinosa...). En revanche, les indications en anglais indique que la substance a subi une transformation chimique. Les adeptes du naturel préfèreront donc une étiquette plus latine.

A noter que les termes "oil", "water" ou "cera" (huile, eau, cire) accolés à un nom latin signifient qu'il s'agit d'extraits de ces substances naturelles. Le magazine met également en garde contre l'exception à la règle: "paraffinium liquidum" désigne l'huile de paraffine issue de la pétrochimie.

> Connaître son alphabet

BHT, DMDM, BHA, PEG... les sigles sont souvent nombreux sur les étiquettes. Selon le magazine ils "ne son pas bon signe" , nocifs à des degrés divers pour le consommateur ou l'environnement car souvent "issus de procédures de transformation complexes".

Quant aux noms éminemment complexes comme "benzylidene camphor sulfonic acid" ou "methylisothiazolinone", certains sont bons, d'autres indésirables. Il n'ya malheureusement pas de secret, il faut consulter les listes fournies par les associations de consommateurs pour en connaître le niveau de dangerosité. Celle de l'UFC-Que Choisir a dépassé le millier de mentions mercredi 7.

> Décrypter les labels

De nombreux produits présentent des labels certifiant leur composition. Ils sont en général un signe de qualité mais ont chacun un domaine spécifique. Ceux qui assurent une part d'ingrédients végétaux ou bio (Ecocert, Cosmebio, Nature & Progrès) peuvent être exigeants mais ne garantissent pas forcément l'absence de substances controversées. Idem pour ceux misant sur la protection de l'environnement (Ecolabel européen). Pour éviter les produits indésirables, mieux vaut se reporter sur les labels BDIH ou Soil Association.

Certains indices peuvent alerter sur la présence de produits chimiques ou indésirables dans les cosmétiques.

Commentaires

-