Harcèlement de rue: des arrêts de bus à la demande en Ile-de-France?

Harcèlement de rue: des arrêts de bus à la demande en Ile-de-France?

Publié le :

Lundi 15 Octobre 2018 - 16:51

Mise à jour :

Lundi 15 Octobre 2018 - 16:57
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La rédaction de France-Soir

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Ile-de-France Mobilités et Transdev doivent décider ce lundi de généraliser ou non la possibilité de descendre entre deux arrêts de bus la nuit. Ce système est expérimenté depuis plusieurs mois pour limiter les risques de harcèlement et d'agression pour les femmes entre leur station et leur domicile.

Une longue marche la nuit entre son arrêt de bus et son domicile peut être une source d'angoisse, notamment pour les femmes vivant dans des quartiers dits "sensibles". Pour limiter les risques de harcèlement de rue et d'agression, le principe des arrêts de bus à la demande a été testé ces derniers mois dans plusieurs communes d'Ile-de-France. Le groupe Transdev et Ile-de-France Mobilités doivent décider ce lundi 15 de généraliser ou non cette opération.

Sur les lignes concernées, il est donc possible de demander au chauffeur de s'arrêter à un endroit donné entre deux stations afin de raccourcir le temps de trajet à pied. En janvier dernier, la présidente (LR) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse avait annoncé vouloir soutenir la généralisation du dispositif si le test s'avérait concluant et s'il ne se traduisait pas "par une gêne systématique du conducteur".

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Toutefois, selon BFMTV, si l'expérimentation aurait rencontré l'approbation des voyageuses, elle se serait cependant heurtée à un manque de communication. Nombre de femmes voyageant sur des lignes concernées par cette expérimentation n'aurait pas été au courant de cette possibilité. Et certains conducteurs de bus auraient préféré ne pas communiquer dessus, craignant d'être systématiquement dérangés. Au final, Transdev estime qu'une seule personne sollicitait chaque soir ce dispositif.  

Selon un sondage publié en avril dernier, plus de huit Françaises sur dix (81%) ont déjà subi une forme d'atteinte ou d'agression sexuelle dans la rue ou les transports en commun. Les formes verbales ou visuelles de harcèlement sont les plus répandues. Ainsi, 68% des sondées disent avoir subi des regards insistants ou des sifflements intempestifs dans la rue ou les transports, 32% des gestes à connotation sexuelle, 45% ont déjà été abordées sans leur consentement et 44% suivies durant leur trajet.

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