"Hello Barbie": la poupée qui écoute les enfants est trop bavarde (VIDEO)

"Hello Barbie": la poupée qui écoute les enfants est trop bavarde (VIDEO)

Publié le :

Mardi 01 Décembre 2015 - 15:14

Mise à jour :

Mardi 01 Décembre 2015 - 16:08
Equipée d'un micro et d'un haut-parleur afin de pouvoir converser, via une connexion Internet, avec les enfants, la dernière poupée Mattel, Hello Barbie, est jugée dangereuse par l'association Campaign for a Commercial-Free Childwood.
©Capture d'écran YouTube@ToyTalk
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Si Barbie s'est souvent vu reprocher d'être trop "sexualisée", c'est une critique d'une nouvelle sorte qui s'élève aujourd'hui contre la poupée Mattel. En effet la dernière née, Hello Barbie, est "trop bavarde", dénonce le groupe Campaign for a Commercial-Free Childwood. Equipée d'un micro et haut-parleur, la poupée se connecte via WiFi ou Bluethooth afin de converser avec l'enfant. 

"Les enfants se confient à leurs poupées et révèlent des détails intimes sur leurs vies, mais Hello Barbie ne va pas garder ces secrets", s'inquiète le groupe qui défend les enfants face aux intérêts commerciaux. "Tout ce que votre enfant dit est transmis à des serveurs distants où tout sera stocké et analysé par ToyTalk, le partenaire technologique de Mattel. Les employés de ToyTalk et les sociétés partenaires écoutent les enregistrements des conversations de vos enfants, or ToyTalk ne veut même pas révéler qui sont ces partenaires", ajoute Campaign for a Commercial-Free Childhood dans un communiqué. En outre Hello Barbie "pourrait représenter une cible tentante pour les pirates informatiques, qui pourraient accéder à travers la poupée à des données conservées par votre famille sur des appareils et des réseaux domestiques", s'alarme le groupe qui voudrait arrêter la mise en vente du jouet, prévue pour la période des fêtes. "C'est effrayant, et cela crée des risques pour les enfants et les familles", conclut Susan Linn, la directrice du groupe citée par le quotidien anglais The Guardian

Des accusations contre lesquelles se défend vivement la start-up californienne ToyTalk, qui assure que de "nombreuses options de sécurité ont été intégrées" à la poupée. Avant que les enfants puissent jouer, les parents doivent accepter diverses règles de confidentialité. Par ailleurs,"à notre connaissance, personne n'est parvenu à s'emparer de mots de passe WiFi ou des enregistrements audio des enfants", et Hello Barbie "n'est pas toujours allumée" , fait valoir le groupe sur son blog.

"ToyTalk et Mattel utiliseront seulement les conversations enregistrées via Hello Barbie pour améliorer leurs produits, pour développer une meilleure reconnaissances des voix pour les enfants et pour améliorer le processus d'apprentissage de la parole chez les enfants", assure quant à lui un porte-parole. Le but de la poupée est ainsi de répondre à des questions telles que "Qu'est-ce que je ferai en grandissant?", grâce à des données obtenues lors de précédentes conversations avec l'enfant. Selon les règles de sécurité de ToyTalk, la compagnie partage ses enregistrements audio avec une troisième partie qui "nous aide avec la reconnaissance vocale". Cette dernière peut garder n'importe quelle donnée dérivée de ces fichiers audio.

Ainsi, la technologie de reconnaissance vocale utilisée par Mattel et ToyTalk opère de la même manière que toutes les autres. "Mais un manque de compréhension de l'utilisateur et l'implication d'enfants, potentiellement incapables de comprendre que leurs actions sont enregistrées, inquiètent", conclut The Guardian.

(Voir ci-dessous la publicité pour Hello Barbie): 

 

 

"Hello Barbie", la dernière poupée Mattel, crée la polémique.

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