Immigration: de "vrais progrès" dans l'intégration des immigrés musulmans dans la population européenne

Il reste des obstacles

Immigration: de "vrais progrès" dans l'intégration des immigrés musulmans dans la population européenne

Publié le :

Vendredi 25 Août 2017 - 09:42

Mise à jour :

Vendredi 25 Août 2017 - 09:56
L'intégration des immigrés de confession musulmane fait de "vrais progrès" en Allemagne, France, Royaume-Uni, Suisse et Autriche, malgré les obstacles dans l'éducation et l'accès à l'emploi, selon une étude de l'institut allemand Bertelsmann.
© BORIS HORVAT / AFP/Archives

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
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Une étude, réalisée par la fondation allemande Bertelsmann, s'est intéressée à l'intégration des immigrés musulmans en Europe dans cinq pays différents (France, Suiss, Allemagne, Royaume-Uni et Autriche). Les résultats montrent de "vrais progrès" dans l’intégration, malgré les obstacles dans l’éducation et l’accès à l’emploi, ainsi que face aux attitudes xénophobes.

L’institut a retenu plusieurs indicateurs comme le niveau d’éducation, l’emploi et la rémunération, le lien exprimé avec le pays d’accueil ou encore le temps libre passé avec des non-musulmans. "Cette intégration couronnée de succès est d’autant plus notable qu’aucun de ces cinq pays n’offre des moyens structurels adéquats permettant une participation (à la société) et que les musulmans sont confrontés à un rejet ouvert de la part d’environ un cinquième de la population", se félicite l'un des auteurs de l'étude.

Les constatations, présentées jeudi 24, montrent qu’à la seconde génération, 67 % des descendants d’immigrés se disant de confession musulmane poursuivent leurs études au-delà du lycée (17 ans). La France est d'ailleurs saluée dans ce domaine pour son faible taux d'interruption de scolarité à cet âge qui n'est que de 11% alors qu'en Allemagne il s'élève à 36%. En revanche, notre pays est pointé du doigt en ce qui concerne la "discrimination sur le marché du travail". Celle-ci se traduit par un taux de chômage de 14 % pour les immigrés de confession musulmane (contre 8% pour le reste de la population).

"L’islam n’est pas un obstacle à l’intégration. Les musulmans, même très religieux, apprennent une nouvelle langue et cherchent à atteindre des hauts niveaux d’éducation tout autant que d’autres immigrés… Quand l’intégration ne fonctionne pas, c’est souvent dû aux conditions de l’État en question", rapporte l'étude.

Au sujet de la xénophobie, là encore la France s'en sort mieux que ses voisins européens: ainsi, 14% des Français interrogés disent "ne pas vouloir de voisins musulmans". Ils sont 21 % au Royaume-Uni, 19 % en Allemagne, 17 % en Suisse et 28% en Autriche.

Les musulmans représentent environ 5% de la population en Europe de l’ouest, rappelle l’étude qui assure que les personnes peuvent "cohabiter sans problème". 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Au sujet de la xénophobie, la France s'en sort mieux que ses voisins européens.

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