L'arbuste asiatique aux propriétés anti-cancer de la peau

L'arbuste asiatique aux propriétés anti-cancer de la peau

Publié le :

Mardi 13 Octobre 2015 - 13:50

Mise à jour :

Mardi 13 Octobre 2015 - 13:55
©Bebert Bruno/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Des scientifiques français ont réussi à isoler une nouvelle molécule très prometteuse pour lutter contre le cancer de la peau. Un élément issu d'un arbuste artisiatque.

Avoir la main verte pour sauver sa peau. Des chercheurs français ont annoncé lundi 12 être parvenus à mettre au point une molécule qui a montré des résultats très prometteurs contre le cancer de la peau lors de leurs premiers tests. Ils ont pour cela isolé, et modifié, un élément présent dans un arbuste présent en Asie du sud-est.

L'équipe de scientifiques strasbourgeois emmenée par le professeur Laurent Désaubry, directeur de recherche au CNRS et chercheur en chimie médicinale à la Faculté de pharmacie de Strasbourg, s'est ainsi appuyée sur la flavagline, naturellement présente dans l'écorce de l'arbuste en question. Cette molécule est une espèce d'arme chimique naturelle puisqu'elle protège l'enveloppe externe du petit arbre en tuant les larves qui la rongent.

"On a amélioré le produit naturel pour qu'il soit plus efficace et pour que la tumeur ne puisse plus s'en débarrasser", a ainsi expliqué lundi le professeur Laurent Désaubry cité par Le Parisien. Les premiers tests sur des souris ont ainsi montré des effets prometteurs pour retarder la croissance des tumeurs. Qui plus est sans entraîner d'effets secondaires.

Enfin, la flavagline a également démontré des effets bénéfiques pour prolonger dans le temps l'efficacité des nouveaux médicaments utilisés aujourd'hui chez certains patients. Des traitements qui perdent notablement de leur efficacité  dans la plupart des cas au bout de six mois à un an.

Pour autant, si ces recherches sont prometteuses, leurs débouchés pour l'Homme n'est qu'une hypothèse à long terme. "On ne pourra pas commencer d'essais sur l'homme avant au moins cinq ans", a précisé le professeur Laurent Désaubry, notamment du fait du coût très élevé de ces procédures.

 

Les premières recherches sur l'Homme ne sont pas prévues avant au moins cinq ans.


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