Le niveau en maths des collégiens français en chute libre et "préoccupant"

Le niveau en maths des collégiens français en chute libre et "préoccupant"

Publié le :

Dimanche 17 Mai 2015 - 12:32

Mise à jour :

Dimanche 17 Mai 2015 - 12:42
©Valinco/Sipa
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Pierre Plottu

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Près d'un collégien français aurait un niveau faible ou très faible en mathématiques, selon une étude du ministère de l'Education nationale dévoilée par "Le Parisien" ce dimanche. Un résultat en baisse par rapport à la dernière enquête et jugé "préoccupant" par une responsable.

Les études alarmantes sur la dégradation du niveau des élèves français n'en finissent plus de paraître. Selon les résultats du dernier Cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon (Cedre) de l'Education nationale, le niveau des collégiens a reculé en mathématiques. Près d'un sur cinq serait même "nul" en maths, avance Le Parisien qui a pu consulter cette étude et en dévoile les conclusions ce dimanche.

Le niveau de 8.000 élèves de classe de troisième a été évalué en mai 2014 dans le cadre de cette étude. Il s'agissait de mesurer les acquis en mathématiques des collégiens scolarisés dans le public et le privé sous contrat en testant leur aptitude à résoudre des problèmes mathématiques et à raisonner ainsi que leur connaissance des définitions notamment.

Les résultats sont "préoccupants", de l'aveu même de Catherine Moisan, directrice de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Education nationale, citée par Le Parisien. "Ce qui baisse vraiment, c'est la maîtrise technique (les calculs décimaux, le début du calcul littéral...) dont on peut difficilement se passer dans la vie quotidienne", souligne-t-elle.

En moyenne, les collégiens font ainsi moins bien qu'en 2008, lors de la précédente étude. Une dégradation notamment due au pourcentage d'élèves de très faible ou de faible niveau (capable de ne traiter que des exercices très simples, de niveau CM2), qui passe de 15% à 19,5%.

Mais ces résultats sont surtout signe d'un creusement des inégalités devant l'apprentissage en fonction de l'origine sociale des élèves. "L'écart social se creuse. Le collège sait bien faire réussir les bons élèves et les élèves favorisés", note ainsi Catherine Moisan. Et ce alors même que la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a fait de la réduction de ces inégalités un enjeu de sa réforme du collège si décriée.

 

 

 

Pour cette étude, le niveau de 8.000 élèves de troisième a été évalué en mai 2014.


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