L'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques reconnue par la justice

"Electrosensibilité"

L'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques reconnue par la justice

Publié le :

Mardi 25 Août 2015 - 20:46

Mise à jour :

Mardi 25 Août 2015 - 20:46
C'est un "handicap grave" désormais reconnu par la justice. Pour la première fois en France un jugement rendu début juillet a accordé à une plaignante le statut d'adulte handicapé pour son "électrosensibilité", soit une hypersensibilité aux ondes électromagnétiques (Wifi, téléphonie…).
©Martin Lee/Rex Featur/Rex/Sipa
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La plaignante doit vivre recluse dans les montagnes ariégeoises pour échapper à ces ondes qui lui causent tant de maux. Selon le jugement rendu début juillet par le tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse, et repéré par l'association militant pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil Robin des Toits, Marine Richard, 39 ans, est handicapée à 85% par son électrosensibilité au Wifi, par exemple, et ne peut donc pas travailler.

La reconnaissance, expertise médicale à l'appui, que cette maladie est donc bien "un handicap grave" pour la plaignante lui permet de bénéficier du statut d'adulte handicapé. Ainsi, Marine Richard va pouvoir bénéficier de l'allocation inhérente d'environ 800 euros par mois pour trois ans renouvelables, en fonction de l'évolution de son état de santé. Un soulagement pour celle qui dit vivre recluse sur les pentes ariégeoises, loin de toute civilisation, pour échapper aux causes de sa maladie et n'a plus aucun revenu.

Cette décision établissant la reconnaissance officielle par la justice du "syndrome d'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques" est une première en France. Les autorités ne reconnaissaient ainsi pas, jusqu'ici, cette pathologie provoquée par les ondes électromagnétiques dégagées par de nombreux objets pourtant omniprésents dans le quotidien des Français comme les smartphones, tablettes, antennes-relais, réseaux Wifi…

"Il s'agit d'un grand pas en avant pour la reconnaissance de ce syndrome +d’électro-hypersensibilité+", selon le porte-parole de Robin des Toits Etienne Cendrier. Puis de regretter que "la justice -comme souvent- (soit) en avance sur les politiques".

 

La plaignante a été reconnue handicapée à 85% pour son électrosensibilité.

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