Nanoparticules: à l'approche d'Halloween, des bonbons contaminés par du dioxyde de titane possiblement cancérogène

Sucré au titane

Nanoparticules: à l'approche d'Halloween, des bonbons contaminés par du dioxyde de titane possiblement cancérogène

Publié le :

Vendredi 28 Octobre 2016 - 16:38

Mise à jour :

Vendredi 28 Octobre 2016 - 16:46
C'est une étude troublante que vient de publier l'association Agir pour l'environnement. L'organisation a découvert la présence de dioxyde de titanes en nanoparticules dans les bonbons. La substance s'accumulent dans les viscères et le cerveau et est suspecté de favoriser la survenue de cancers. Le ministère de la Santé a exigé une enquête.
©Chris van Dyck/Flickr

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

  
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Halloween est l’une des fêtes de l’année où les bonbons, largement distribués aux enfants, ont une place centrale. L’étude ne pouvait donc pas plus mal tomber: selon une enquête de l’association Agir pour l’environnement, les douceurs qui contiennent du colorant alimentaire E171, contiendraient des nanoparticules de dioxyde de titane. Derrière ce nom déjà guère rassurant se cache une substance suspectée d’être cancérogène.

Les ministères de la Santé et de l’Environnement ont commandé une enquête à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) sur les risques d’exposition aux nanomatériaux dans l’alimentation. Le dioxyde de titane est en effet dans le collimateur des autorités sanitaires depuis 2006, date où le lien entre le produit et la survenue de certains cancers est devenue tangible.

Agir pour l’Environnement n’a d’ailleurs pas seulement mis en cause les bonbons, puisque l’organisation affirme avoir mis en lumière le produit dans des chewing-gums, des biscuits, du guacamole et même de la blanquette de veau.

Mais le problème n’est pas seulement dû à la présence de dioxyde de titane, mais au fait qu’il soit intégré dans ces aliments sous forme de nanoparticules: ces minuscules particules peuvent franchir les barrières de l’intestin, du cerveau et des reins. Si la dangerosité supposé se confirme, des ravages pour l’organismes à long terme sont prévisibles.

En attendant les résultats de l’étude commandée par le gouvernement, Agir pour l’environnement demande donc un moratoire sur les nanoparticules, a minima pour les produits alimentaires destinés aux enfants.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Les bonbons conernés par le colorant E171 doivent être suspectés.

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