Nantes: pas de bus ni de tram mardi suite à plusieurs agressions de contrôleurs et de chauffeurs

Nantes: pas de bus ni de tram mardi suite à plusieurs agressions de contrôleurs et de chauffeurs

Publié le :

Lundi 23 Octobre 2017 - 17:48

Mise à jour :

Lundi 23 Octobre 2017 - 17:58
©jean-louis Zimmermann
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les contrôleurs et chauffeurs de la Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise ont décidé de faire "journée blanche" mardi, après deux nouvelles agressions contre deux collègues samedi. Ils réclament une présence policière lors de contrôles renforcés.

Trop c'est trop. Cinq contrôleurs ont été blessés dans deux agressions violentes samedi 21 dans les transports en commun à Nantes. Un agent de la Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise (Semitan) a été pris pour cible par un jeune homme à la station Commerce. Quatre autres contrôleurs ont été blessés à Duchesse-Anne par plusieurs individus lors d'un banal contrôle de billets qui a dégénéré.

Suite à ces agressions, les agents de la Semitan ont organisé une réunion de crise et ont décidé de se mobiliser pour exprimer leur ras-le-bol. Les contrôleurs ont ainsi fait "journée blanche" ce lundi 23, et feront de même mardi 24 aux côtés de leurs collègues chauffeurs. Selon la CGT Semitan, il n'y aura ni bus ni tramway mardi à Nantes. Ce qui devrait augurer de fortes perturbations de la circulation sur Nantes et ses alentours.

Après le blocage des dépôts dans la nuit, les manifestants devraient se rendre devant la préfecture dans la matinée pour réclamer notamment une présence policière à bord des trams et des bus en cas de contrôles renforcés.

Mi-août, un mouvement de grève avait déjà paralysé les transports nantais suite à une énième vague d'agressions. Les responsables syndicaux avaient cru avoir provoqué une prise de conscience parmi "les différents acteurs des transports et de la sécurité". Mais force est de constater que question sécurité, rien n'a changé.

Pour Ronan Gilbert, délégué CGT à la Tan, c'est bien là que le bât blesse. "Nous avons l'impression que l'état ne fait pas son boulot, et se décharge sur les collectivités qui n'ont plus les moyens...C'est le serpent qui se mord la queue", a-t-il déclaré à France 3 Pays de la Loire.

Il y a deux mois, le service de transports nantais avait déjà été interrompu après une série d'agressions.


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