"Osez le féminisme" à l'assaut du "manspreading" dans le métro

"Osez le féminisme" à l'assaut du "manspreading" dans le métro

Publié le :

Jeudi 15 Juin 2017 - 18:23

Mise à jour :

Jeudi 15 Juin 2017 - 18:38
S'inspirant d'une mesure prise à Madrid, le collectif "Osez le féminisme" appelle à lutter contre le "manspreading", le fait pour les hommes de s’asseoir jambes écartées en prenant tout la place. Une pratique qu'il voit comme un symbole de domination masculine. L'association incite donc depuis ce jeudi les femmes à faire pression sur la RATP pour interdire cette position.
©Gerard Julien/AFP
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Laisser son siège à une personne âgée ou à une femme enceinte, limiter le volume de sa conversation ou de sa musique, des marques de savoir-vivre (pas toujours respectées) qui sont aussi des règles à suivre dans les transports en commun.

Une autres s'est invitée depuis peu dans les rames et bus de plusieurs métropoles comme New York, Séoul, Tokyo et depuis peu Madrid: l'interdiction du "manspreading". Ce néologisme anglais allie "man" (homme) et le verbe "spread" (s'étendre). Il correspond au fait pour un homme de s'assoir les jambes écartées, et donc sans considération pour ses voisins, et surtout ses voisines en l'occurence.

Car c'est aussi un autre aspect de cette position qui a conduit à son interdiction: son caractère jugé machiste, du moins par certaines associations féministes. C'est en effet à la suite d'une pétition  des Mujeres en lucha (femmes en lutte) que la mairie de Madrid a décidé d'engager une campagne de sensibilisation dans les transports.

Un exemple qu'a décidé de suivre le collectif français "Osez le féminisme" pour qui cette pratique n'est pas seulement impolie envers la personne assise à côté. "Cet agissement est symptomatique d’un système patriarcal dans lequel les hommes font à chaque instant preuve de leur domination. L’appropriation de l’espace signifie aux femmes qu’elles y sont indésirables, c’est une première étape du continuum des violences qui s’exerce contre nous dans l’espace privé comme public", juge l'association qui surnomme le manspreading "syndrome des couilles de cristal".

Suite à la réaction de la RATP qui, interrogée par 20 Minutes, a déclaré ne pas avoir de retour de la part d'usagers sur le phénomène, "Osez le féminisme" invite les femmes à contacter la régie des transports parisiens et à prendre des photos dans les transports, livrant même un modèle de lettre type.

"Osez le féminisme" voit dans le manspreading "une première étape du continuum des violences qui s’exerce" contre les femmes.


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