Plus aucune cabine téléphonique d'ici deux ans

Plus aucune cabine téléphonique d'ici deux ans

Publié le :

Dimanche 18 Octobre 2015 - 10:48

Mise à jour :

Dimanche 18 Octobre 2015 - 10:59
©Zihnioglu Kamil/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C'est la fin d'une époque: l'opérateur Orange (ex-France Télécom) n'est désormais plus contraint d'installer et d'entretenir les cabines téléphoniques en France. De ce fait, elles disparaîtront d'ici deux ans malgré que certaines communes, situées en zone blanche, refusent de s'en séparer.

Elles raccrochent pour de bon. D'ici deux ans, les cabines téléphoniques devraient totalement disparaître du paysage français. Ce changement, qui peut en surprendre certains ou passer inaperçu pour d'autres, est dû à un article de la loi Macron adoptée le 10 juillet dernier. Ce dernier libère Orange (ex-France Télécom) de son obligation de service universel qui consiste à installer et entretenir des cabines téléphoniques dans toute la France.

Par conséquent, l'opérateur, qui s'enlève une belle épine du pied, a décidé de les retirer du paysage urbain et pour se justifier, a mis en avant deux arguments: le coût de l'entretien, soit près de huit millions d'euros par an, et la moyenne d'utilisation: moins d'une minute par jour et par cabine. En effet, cela fait bien longtemps qu'elles ne sont plus vraiment plébiscitées par les Français. Depuis 13 ans, leur usage a chuté de 95% en raison notamment de l'essor des nouvelles technologies. Alors qu'elles étaient 300.000 dans les années 90, il n'en reste actuellement que 41.730 dans l'Hexagone. 

Seulement voilà, si pour certains cette mesure semble justifiable, aujourd'hui la couverture du réseau mobile n'est pas totale. Dans 4.000 communes, Orange doit résorber les zones blanches avant d'enlever toutes les cabines en 2017.

C'est le cas à Brissac par exemple, un petit village de l'Héralt de 350 habitants. Dans cette zone où le réseau marche à son bon vouloir, les trois cabines présentes sur place sont de précieux atouts. Alors pour maintenir un moyen de communication fiable, en cas de danger par exemple, le maire, Jean-Claude Rodriguez, a pris un arrêté municipal on ne peut plus clair. Il y écrit notamment: "je refuse de donner l'autorisation à France Télécom pour les travaux de dépose des cabines téléphoniques publiques de ma commune".

 

D’ici deux ans, les cabines téléphoniques auront toutes disparu.

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